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Profile des usagers de YouTube
YouTube vous connaissez ? Eh oui ! La plateforme vidéo sur le web qui surfe sur la vague du succès ! Aujourd’hui, avec plus de 40 millions de films vus par jour, YouTube s’impose comme le leader du marché, devant une petite quarantaine de compétiteurs qui essayent de se faire une petite place sur ce marché à fort potentiel … Mais qu’en est-il de ce marché ? Comment se dessine-t-il ?
L’article qui suit tente de determiner les avantages que peuvent tirer les amateurs de vidéos, les professionnels, mais aussi les entreprises, et les journalistes. Je vais aussi tenter de vous expliquer comment cette nouvelle industrie “web 2.0″ peut devenir le facteur clé dans la convergence des grands médias (TV, radio, presse écrite, Internet, etc. …). D’ailleurs , je ne suis pas le seul à le penser : d’après David Hallerman, de Emarketer, dans un article paru dans CNN Money les vlogs (vidéoblogs) sont très ciblés. Ils sont petits mais visent une niche en terme d’audience“. ”
NVI a identifié trois groupes distincts de “créateurs” du contenu vidéo sur ces sites :
- L’amateur de vidéo : c’est celui qui vous envoie un lien sur votre courriel pour visionner une vidéo qu’il a trouvé drôle, cocasse ou insolite. C’est souvent l’employé de bureau lamda, qui, pendant sa pause, surfe sur les plateformes vidéos à la recherche de la vidéo qui sera le sujet de conversation lors de la prochaine pause café ! (peut-être trouvez-vous cette vision un peu stéréotypé, mais des études prouvent qu’en moyenne, ce type de personne passe en moyenne 4,9h par semaine à surfer sur le web ! … Donc un temps considérable pour chercher/visionner des vidéos.). Cette cible alimente en grande partie le buzz autour d’une vidéo … Et pour preuve, je vous invite à lire l’article sur Canoë concernant la dernière vidéo à succès.
- Les jeunes : c’est votre fils, votre soeur, bref la génération d’adolescents nés avec un clavier et une souris entre les mains, et qui n’ont jamais entendu, voire vu, une disquette 3.5 (encore moins une 5.25). Ils aiment les pop stars, et savent que par les moteurs de recherche tels que Google, MSN ou Yahoo, ils trouveront toujours réponse à leurs questions. Ils sont familiers avec les tags sociaux, et les espaces d’échange personnalisés tel que MySpace, d’où ils partagent leurs vidéos favorites, potaches ou insolites, avec leurs amis.
- Les vloggeurs : Selon MeFeedia (annuaire de vlogs personnels), ils étaient 300 en mars 2005, puis 6500 en mars 2006, ce qui représente une croissance d’environ 2167% (plus de 21 fois supérieur), en un an. Ces vloggeurs, amateurs ou profesionnels commencent à gagner en popularité, et plusieurs d’entre eux sont associés au terme de “médias transparents” (grassroots media en anglais), qui s’apparentent à une alternative à la convergence des médias (les médias de masse et le politiquement correct). Les fleurons du vlogging sont Rocketboom, qui attire 250 000 visiteurs uniques par jour, et a réussi à vendre un espace publicitaire vidéo de 15 secondes, sur Ebay, pour 40 000 $US, et WeAreTheMedia. Ce dernier est un des premiers vlogs se positionnant dans les médias transparents. Le pionnier du vlogging, Steve Gardfield, est derrière cette initiative avec une demi-douzaine de journalistes-vloggeurs.
Le marché du vidéoblogging a connu un démarrage lent, mais apparait maintenant très prometteur : 255 millions $US de CA en publicité vidéo sur Internet en 2005.
Un chiffre qui devrait exploser en 2008. D’après les estimations annoncées par Emarketer, on attend un CA de 1 milliards $US. Des estimations à contrebalancer, au vu des différentes expériences sur le web. De nombreuses technologies n’ont jamais emergé malgré leurs forts potentiels (souvenez-vous du WAP par exemple).
De plus, en regardant les plateformes vidéos comme DailyMotion ou YouTube, je me demande quels sont les modèles économiques (hormis la publicité) de cette industrie. Pour mieux comprendre l’évolution de cette industrie, un historique concis mais complet, est proposé sur Wikipédia.



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