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De nombreux Webmasters sont obsédés par le nombre de visites sur leur site. Pourtant il faut également faire attention à la qualité de ses visiteurs. En voici un exemple concret arrivé cette semaine sur mon blog www.ConseilsMarketing.fr.

En effet depuis plusieurs mois déjà de travaillais mon référencement sur www.stumbleupon.com au travers du bookmarking de mes articles et un bouton “StumbleUpon” dans mes articles (via le plug in sociable de Wordpress http://www.maxpower.ca/sociable/2006/01/26/ ).

Je prenais bien soin de référencer mon site en langue française, et de l’inclure uniquement dans la catégorie marketing afin d’attirer un public ciblé. Et donc rien de trop étonnant après 3 mois d’avoir eu qu’une trentaine de visites.

Jusque là, rien de trop problématique… bien au contraire, on pourrait penser que StumbleUpon pourrait être qu’une perte de temps… Or cette semaine j’ai eu la “bonne idée” de poster mon best of des Publicités de Street Marketing sur un digg like international www.linkinn.com. D’habitude, je ne contente de www.Digg.com pour faire la promotion de mes articles auprès des sites étrangers, mais comme j’aime bien www.linkinn.com , j’ai ajouté en quelques secondes mon article dans la liste.

Il faut savoir que cet article qui présente 70 pubs de street marketing avait eu pas mal de succès lors de sa publication (et grâce à lui j’ai été connu de nombreux bloggers francophones). Cet article était pour moi un moyen de recruter du “prospect” qualifié et d’améliorer mon maillage de liens via d’autres blogs.

Et c’est là qu’a été mon erreur, je n’ai pas calculé que lorsque l’on s’adresse à public international la fréquentation peut exploser… mais pas les revenus publicitaires !
C’est vrai qu’au début, je ne me suis pas méfié, car j’avais uniquement quelques visites de sites russes, bref pas de quoi s’inquiéter, juste une centaine de visites / jours…

Et puis j’ai reçu un commentaire m’indiquant que j’étais à la Une de StumbleUpon, ce que mes statistiques m’ont confirmées : plus de 500 visites en quelques heures !

stumble upon conseilsmarketing

Jusque là, on peut se dire que c’est super génial… Or, un rapide calcul mental m’a rendu à l’évidence… Plus j’avais de visites, plus ma bande passante était consommée, et donc je devrais payer des frais de bande passante supplémentaire !

En effet au contraire de la plupart de mes articles habituels, cet article représente uniquement des images… Précisément une dizaine de Mo photos de publicités hébergés sur www.1and1.fr … avec un serveur qui était limité à l’époque à seulement 100 Go / mois !

J’ai à peine eu le temps de réagir que j’avais déjà reçu une petite facture de 7 € de www.1and1.fr pour quelques jours de dépassement (à 0,49 € HT / go, cela fait seulement 12 Go de dépassement en quelques jours…).

Au final j’ai grillé avec cet article deux jours de revenus publicitaires générés par mon Blog… et encore, la facture date du 23 avril, elle ne prend pas en compte le pic de visites du 25 et 26 avril lorsque j’ai été mis en avant sur StumbleUpon (voir le graphique ci-dessous) !

stat SEO stumble upon

J’ai donc du réagir très vite et souscrire à une nouvelle offre d’hébergement plus onéreuse mais qui m’offre 750 Go de bande passante

Moralité, j’ai attiré de nombreux visiteurs, mais principalement des américains et des russes qui malheureusement ne cliquent pas sur mes publicités, et qui ne s’inscrivent pas non plus à mon flux RSS… Donc des visiteurs inutiles.

Si ce n’est pas grave dans le cas d’un article “texte”, dans mon cas de figure cela m’a coûté au final une surfacturation de bande passante et cela m’a obligé à souscrire à un forfait plus important…

Néanmoins, il y a au moins 3 points positifs à cela :
- Les liens vers mon site (même depuis l’étranger) vont améliorer mon référencement sur Google.
- Je vais être mieux “noté” par Google sur les mots clés liés à cet article
- J’ai désormais un forfait plus large, qui me permettra de sortir plus souvent des articles avec des images !

Reste encore à savoir comment le trafic va évoluer car “heureusement” ce genre d’article est un feu de paille et la fréquentation baisse très rapidement en quelques jours, car s’il venait à nouveau à exploser je devrais soit le retirer, soit réduire la taille des images, soit augmenter (encore) ma bande passante… Moralité à jouer avec le feu, attention au retour de flamme !

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Publié par Marc-Antoine le 14/04/2007 à 23H36 sous Web 2.0

Aujourd’hui, je donnerais un 4/10 à Air Canada. J’étais très content quand nous avons quitté la porte d’embarquement en avance, ce qui est plutôt inhabituel. Malheureusement, nous y sommes immédiatement retournés: le démarreur du moteur droit venait de sauter. Après 2 heures d’attente dans l’avion, nous avons finalement pu décoller. Les agents de bord, bien que très gentils, n’ont même pas eu la délicatesse de nous offrir le repas. Nous sommes quand même restés 8 heures dans l’avion!

À mon arrivée à San Francisco tout a été pour le mieux. J’ai déposé mes bagages dans ma chambre au W, où j’ai travaillé un peu, puis je suis allez faire du shopping et j’ai fini la soirée dans le lobby de l’hôtel à travailler/manger/boire.

Web 2.0 Expo

L’Expo n’est même pas commencée que j’ai déjà rencontré l’équipe de Netvibes : Franck, product manager, François, développeur et Tariq, CEO. J’ai eu une conversation très intéressante avec eux. Je ne savais même pas que Netvibes a été fondée en France! Ils annonceront Netvibes Universe lundi. Je n’ai pas pu en savoir beaucoup, mais nous en avons parlé en réponse à cette question : Quels sont les revenus de Netvibes? Je m’attends à ce que Netvibes Universe génère aussi des revenus pour les utilisateurs. Je vous en parlerai d’avantage après l’annonce officielle, qui aidera sans doute Netvibes à continuer sa croissance remarquable, qui a cependant stagné un peu lors des derniers mois, selon leur classement Alexa.

Demain est la journée des « workshops ». Je n’ai toujours pas décidé à quelles sessions je vais assister encore. Qu’en pensez-vous?

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Publié par Stéphane le 22/03/2007 à 07H20 sous Web 2.0

Suite à mon article sur les nouvelles stars du web 2.0, mon pote Stéphane Muller de chez Swammer me fait parvenir une petite étude qu’ils ont réalisée. Ils ont comparé la visibilité sur le web de ces startups versus l’investissement et leur nombre de ressources humaines.

Ce qui frappe au premier coup d’œil : Les entreprises qui ont le plus de visibilité sont aussi celles ayant le moins de ressources financières et humaines.

La visibilité est souvent associée à un buzz. Or, les deux firmes avant respectivement le plus d’employés et d’investissement, SuccessFactors et Rearden Commerce, font dans le B2B. Est-ce parce que le concept de buzz est incompatible avec le B2B ou bien on devrait s’attendre à une meilleure visibilité d’entreprises ayant reçu autant d’investissement?

À l’opposé, les médias sociaux qui récoltent un max de visibilité avec Stumble Upon, Slide, Bebo, Meebo, Revision3 et Wikia. Ils ont également le moins d’investissement et le moins d’employés. Est-ce parce que c’est grand public donc on récolte plus de visibilité ou bien ce sont réellement des phénomènes qui ont réussi à créer un buzz?

D’autre part, nous savons que la créativité ne s’achète pas. Nous savons également qu’il n’y a rien de pire pour tuer la créativité qu’un investisseur qui ne connaît rien à votre domaine, mais qui met son nez dans vos affaires. Avec raison sans doute puisqu’il prend les risques financiers. Autrement dit, si on veut implémenter notre vision sans compromis, doit-on se débrouiller seul?

Or, quand nous n’avons aucun moyen et que notre temps est compté, c’est une question de survie que de tout faire pour faire parler de nous. Avec des l’argent plein les poches, c’est permis de prendre son temps.

Dans le milieu, nous retrouvons les sociétés de pub Turn, Adify, Admob, Spotrunner et Vitrue. À l’exception de Spotrunner, elles n’ont ni visibilité ni grandes ressources. Spotrunner a beaucoup de ressources, mais pas plus de visibilité que les autres. Est-ce parce que c’est déjà un marché très compétitif que les nouveaux ne crée que peu d’intérêt?

Pour les entreprises d’applications sur mobile, on pourrait se dire que c’est justement parce que ce type de média empêche une bonne visibilité. Mais non, Fon se démarque des autres en récoltant le plus de visibilité dans le groupe.

Bref, la visibilité n’attire pas les capitaux automatiquement. A long terme par contre, c’est gage de succès. À l’inverse, l’argent n’attire pas la visibilité. Mais ça aide à payer le loyer. Gageons cependant que ce tableau aura fortement changé d’ici un an!

Publié aussi chez Steph : Startups web : Analyse visibilité vs investissement

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Publié par Stéphane le 12/03/2007 à 14H51 sous Web 2.0

Business 2.0 a sorti un classement des prochaines startups d’Internet à surveiller. Plusieurs sont intéressantes, d’autres me font sourciller, mais ça reste intéressant de regarder ce qui attire les capitaux.

De celles que j’aime particulièrement, Stumble Upon est ma préférée. L’idée est du réseautage social ingénieux : Faire ressortir les sites les plus intéressants pour un intérêt donné. Par exemple, j’aime l’histoire de la 2e guerre alors quels sont les meilleurs sites avec les meilleurs articles et photos ?

Aussi, il y a SimulScribe. L’idée est de prendre les messages vocaux et les envoyer en texte via SMS ou email. Pas besoin d’être devin pour imaginer les possibilités et le marché d’une telle idée.

SuccessFactors font des widgets pour entreprises. L’idée est assez simple : faire des outils web simples qui viennent automatiser des tâches traditionnellement réalisées sur papier. Leur 100 M$ en revenus et leurs 400 employés prouvent que l’initiative est payante ! Le modèle de revenus est principalement les abonnements ce qui permet d’avoir des revenus récurrents… et d’être à l’abri de la volatilité du marché publicitaire.

Revision3, qui produit des shows vidéos tels que DiggNation, n’est pas à plaindre non plus. 10 000$ par épisode pour être le commanditaire ! Cheching $ !

Dans la catégorie des idées qui me font sourciller, Slide. L’entreprise a développé une application pour faire des diaporamas de photos que l’on peut mettre sur un blog ou sur une page MySpace. La prochaine étape est les téléphones portables. Ils ont plusieurs partenariats intéressants.

Ok…. So what ? Ils ont 45 employés pour ça ? Où est la révolution ? L’idée de génie ? Il doit me manquer quelque chose parce que je ne pige pas. C’est le genre de produit qui peut être concurrencé par 20 autres startups demain matin. Sauf peut-être pour les partenariats.

Meebo, un truc de messagerie instantanée qui regroupe les IM populaires en un endroit unique. D’accord, l’idée n’est pas mauvaise. Mais 12.5 M$ en financement pour ça ? Il doit avoir un truc que je ne pige pas ici non plus.

Pour la majorité, la publicité est le modèle de revenus. Ce n’est pas surprenant. Il y a d’ailleurs quelques boîtes de pubs dans ce top 25. De la pub sur vidéo, de la pub sur mobile, de la pub ici et de la pub là. Bref, de la pub pour tous les goûts.

Il y a tellement de monde qui se battent le marché de la pub et les quelques gros annonceurs qu’on peut se demander quand ça va planter. Comme en 2000, s’il y a un ralentissement économique, la première place qu’on coupe, c’est dans les budgets de pub. Moins de pub, certains vont manger de la poussière. Sauf des entreprises comme SuccessFactors qui continuera grâce à ses revenus d’abonnements.

Autre point commun : Le financement. Ils ont reçu des centaines de milliers de dollars sinon des millions.

Un autre : ils ont plusieurs employés. Plus de 10 dans presque tous les cas. 30, 60 et même 150 des fois. Évidement, avec 5 ou 10 M$ en financement, ça aide. Où est l’époque des startups de sous-sol créées par un seul gars les soirs et fin de semaine après le boulot ?

On peut résumer la tendance des occasions d’affaires à : Mobile, vidéo et entreprises. Quelqu’un a une idée de visionnaire sur la prochaine tendance ?

Dans tout les cas nous allons bientôt en reparler de plus belle … En effet, SEOmoz lance la deuxième édition du Web 2.0 Awards qui avait connu un franc succès … Et devinez quoi ? Go-Référencement.org y est associé ! En effet, Guillaume et Sarah vont faire partie officiellement du panel d’experts votants et le blog sera la plateforme officielle du Web 2.0 Awards en version française ! Préparez-vous !

Publié aussi chez Steph : Les prochaines étoiles du web?

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Publié par Stéphane le 15/02/2007 à 17H35 sous Web 2.0

Podcasting. Vous savez, ce truc qui était à la mode l’année dernière ? Et bien, D’après BusinessWeek, il semblerait que les budgets publicitaires atteindront 400 M$ US dès 2011 pour environ 60 millions d’auditeurs (The diffusion Group). C’est quand même tout un bond si on compare aux 80 M$ dépensés l’année dernière.

Une des raisons ? L’entrée de Google dans le marché. Évidemment. Qui d’autre que Google attire l’argent partout où il passe ? L’année dernière, Google a acheté une compagnie spécialisée dans les pubs radio. Y aura-t-il un adSense pour podcast bientôt ?

N’oublions pas non plus l’entrée en compétition de Apple il y a quelques années, le leader de la diffusion de podcasts, qui, grâce à sa dernière version de iTunes permet de gérer automatiquement sa sélection de podcasts. Cette explosion est dûe en partie par l’avénement du flux RSS qui permet une diffusion instantanée et rapide sur tous supports ! D’ailleurs Steve Jobs lui-même ne s’y trompe pas : Il annonce que l’avenir des podcasts demeurent dans la publicité.

La bonne nouvelle pour ChrisP et moi, c’est que notre podcast Cliniquement Chill aura peut-être une possibilité de revenus ?

Néanmoins, la mauvaise nouvelle pour ChrisP et moi, c’est que notre podcast Cliniquement Chill est francophone et que 90% des revenus publicitaires iront aux podcasts anglophones populaires. Comme Diggnation par exemple.

Pour comparaison, la version vidéo de Diggnation est vue 250 000 fois par semaine. Cliniquement Chill n’est pas très loin derrière avec ses quelques centaines d’auditeurs !

Il est temps de vous brancher podcast ! Qu’en pensez-vous ?

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Publié par Christian le 09/01/2007 à 17H34 sous Web 2.0

William Shakespeare disait : “What’s in a name? That which we call a rose, by any other word would smell as sweet.” On peut se poser la question pour les “versions” d’internet. Web 1.0, 2.0 ou … 3.0.

Il s’agit là d’une interprétation des « révolutions» générationnelles qui jalonnent l’évolution d’Internet. Ces révolutions sont décrites du point de vue de l’interactivité et de la conduite du contenu. D’autres bloggeurs, bien plus documentés que moi, en ont fait l’historique sur de multiples blogs.

Je ne citerais simplement que celui de François Planque :

  • Web 0.1 : Le web est inventé par une communauté de scientifiques afin de partager efficacement de l’information, notamment leurs travaux de recherche. Ce web là aurait franchement mérité l’appellation de 1.0 … mais l’appellation populaire en aura décidé autrement …
  • Web 0.9 : Les universitaires font évoluer le web de telle sorte qu’il devient possible d’afficher des images et introduisent une forme d’interactivité avec les formulaires. Malheureusement, même ce web là, n’aura pas eu droit à l’appellation 1.0 …
  • Web 1.0 : Les entreprises découvrent le web et le potentiel de croissance qu’il renferme. Elles développent des sites énormes, pleins de GIFs animées et de contenus acquis à prix d’or. Tout ça numérisé à la va-vite. Le “paiement sécurisé” est vu comme la clef de tous les problèmes.
  • Web 1.5 : Après l’éclatement de “la bulle”, seuls subsistent les sites webs avec un business plan vaguement rentable. Les sites les plus délirants disparaissent. Des sites aussi moches et pas pratiques que eBay prospèrent… justement parce qu’ils ont trouvé la formule de la rentabilité (et ça n’a visiblement rien à voir avec la prouesse technique !)
  • Web 2.0 : C’est la grande tendance du moment. Enfin ça fait même un certain temps déjà. Les sites web mettent à profit les contributions de leurs visiteurs/utilisateurs pour enrichir leur contenu. Amazon est reconnu comme un précurseur. Ironiquement, en France, c’est la fnac avec son site à peine sorti du web 1.0 qui fait référence. (Exception culturelle?) Mieux encore: certains sites exploitent le contenu disponible et distribué sur le web. On pense à Technorati, mais le vrai précurseur c’est probablement Google.

Ainsi, lorsque seuls des spécialistes/techniciens oeuvrent pour la survie du réseau, on qualifie ce dernier de Web 0.x. Lorsque le grand public a accès au réseau, mais que seuls les spécialistes (webmestres, programmeurs, initiés) contribuent à la structure (sites), on appelle cela le Web 1.x. Par contre, dès lors que le grand public contribuent aussi au contenu (textes, images, etc…) on parle de Web 2.0.
Enfin, lorsque les internautes participeront autant à la structure qu’au contenu, on devrait passer à la nouvelle version du Web : le Web 3.0.

Et là je m’interroge : Parle-t-on vraiment d’évolution technologique ?

Aujourd’hui, l’évolution technologique est dans le matériel/support (téléphones, caméras, PC, etc…) et dans le traitement des données (surtout l’image et le son). L’interactivité tant décrite comme moteur de l’évolution d’Internet est, quant à elle, liée à une évolution des technologiques de l’équipement : le haut débit !

Si l’interactivité passe aujourd’hui par l’image (YouTube), c’est grâce et uniquement grâce à la pénétration commerciale du haut débit. Les technologies de traitement d’images existent depuis la fin des années 70 (et sûrement avant). Les logiciels ont certes progressé, se sont simplifiés et ont gagné en fiabilité, mais on ne parle pas de « révolutions » technologiques. Il s’agit d’une maturation naturelle que l’on trouve partout lorsqu’un marché s’agrandit.

Aujourd’hui, les réelles différences entre les différentes générations du web sont commerciales. Il y a les sites-référence, qui « fonctionnent » commercialement (Amazon, eBay, Google) et les autres. Ces derniers n’ont pas d’avantage technologique, mais plutôt une mise en œuvre de la technologie tournée vers le « public », pour offrir de réels services commerciaux.

Ainsi, ma définition des évolutions d’Internet est purement commerciale :

  • Web 0.1 : Le web ne sert qu’à une communauté de scientifiques afin de partager efficacement des informations techniques. Commercialement inutile. Il ne mérite pas une appellation de 1.0.
  • Web 0.9 : Les universitaires font évoluer le web de telle sorte qu’il devient possible d’afficher des images et introduisent une forme d’interactivité avec les formulaires. Malheureusement, il est toujours réservé à trois experts et demi dans le monde et commercialement ne sert à rien. Exit l’appellation 1.0.
  • Web 1.0 : Les entreprises développent des sites énormes, pleins de GIFs animées et de contenus. C’est bien parti commercialement excepté le paiement sécurisé qui freine l’évolution commerciale. La publicité sur Internet est par contre très en vogue et fonctionne. C’est le vrai début d’Internet : web 1.0 est né !
  • Web 1.5 : Les sites web avec un système d’affaire rentable progressent et pavent la route pour les autres. Les sites les plus délirants disparaissent. C’est bien une évolution commerciale du précédent. Cela reste des sites Web 1.0, mais plus fonctionnels en terme de service-client. OK pour une appellation 1.5.
  • Web 2.0 : Là on est en post-krach boursier sur les valeurs technologiques qui entraîne un recentrage économique et une réelle redéfinition du rôle social et commercial d’Internet. Amazon est reconnu comme un précurseur, mais le vrai précurseur c’est probablement Google, avec un service de distribution de l’information qui n’existait pas avant grâce à une réelle réflexion de la valeur ajoutée d’un tel service (par rapport aux moteurs déplorables de la génération Lycos …)

On est ici dans une logique d’appellation plus cohérente que celle basée sur la technologie. D’ailleurs, je prédis une surenchère des appellations dans les années à venir : 3.0, 4.0, 5.0… 9.0 ??? Cette tendance s’arrêtera, comme les OS avec des noms comme Web Lionceau ou Web Littlehorn.

Notre bon vieux Shakespeare se serait sûrement exclamé : “What’s in a number? That which we call 2.0, by any other number would smell as sweet.Qu’en dites-vous?

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