TweetIl y a quelques mois, j’étais en rendez-vous chez un de mes clients. Je lui expliquais le fonctionnement de la publicité ciblée selon sa zone géographique chez Google. Pour illustrer mes dires, je pris l’exemple d’un des liens sponsorisés de NVI affiché en première position sur l’expression ‘conception web’.Et quelle fut ma surprise lorsque les résultats de recherche se sont affichés ! Le lien sponsorisé de NVI était inexistant. J’ai donc vérifié ma mise et ma position en accédant à mon compte Adwords : j’étais supposément affiché en première position sur le terme ‘conception web’ sur mon marché cible, le Québec.
J’ai donc appelé un de mes collègues de travail pour qu’il lance une recherche Google sur ‘conception web’ et a confirmé que NVI était positionné en première position sur les liens sponsorisés Google.
J’avais laissé la question en suspens mais la seule différence notable entre l’accès Internet chez mon client et celle que nous avons à nos bureaux était le fournisseur d’accès à Internet. En effet, l’ISP/FAI (fournisseur d’accès internet) de mon client est Bell/Sympatico et le nôtre, Vidéotron.
Cependant, je ne pouvais pas croire que les internautes québécois connectés via Bell/Sympatico n’étaient pas pris en compte! Nous avons donc entrepris des tests un peu plus poussés pour comprendre et résoudre ce problème.

Pour un de nos clients, nous avons sélectionné le Québec comme marché-cible géographique pour un de ses mots-clés et avons vérifié la disponibilité du lien sponsorisé Google via plusieurs connexions Bell/Sympatico situé en Outaouais, en Estrie, à Montréal et dans la région de Québec. Nous n’avons eu aucun résultat ! Nous avons refait de même pour le terme ‘conception web’, et comme la dernière fois, notre publicité payante n’était pas présente sous une connexion Bell/Sympatico.
Suite à quelques recherches, nous avons constaté que la plupart des IP de Bell/Sympatico passe par des serveurs situés à Ottawa et Toronto, en Ontario. Ainsi, comme ses IP sont hébergées en Ontario, Google considère, par extension, que les utilisateurs sont Ontariens.
Problème : Les publicités payantes ne ciblant que le Québec ne s’affichent pas pour les clients utilisant une connexion Bell/Sympatico. De nombreux serveurs Bell/Sympatico concentrent une grande partie des connexions québécoises, mais sont cependant situés en dehors du Québec. Donc Google, qui ne peut déterminer la localisation géographique par l’IP considère les Québécois clients de Bell/Sympatico comme des Ontariens.
Ces clients potentiels ne verront donc jamais les publicités ciblées du Québec.
Une situation critique, surtout pour Google, qui perd des milliers de dollars en revenus publicitaires par le simple fait que les internautes de Bell ont une IP qui n’est pas bien allouée.
Google et Bell/Sympatico ne semblent pas bien communiquer entre eux. Toutes les publicités payantes ciblées sur le Québec, quelles soient françaises ou anglaises, passent totalement inaperçues pour une bonne partie du marché cible. De plus, le problème de localisation de l’IP sous Bell/Sympatico est concentré sur des zones hautement importantes (Québec et Montréal) pour une entreprise qui vise le marché québécois.
Aussi, Bell/Sympatico est le fournisseur d’accès à Internet historique au Québec donc obtient des parts de marché allant de 30 à 40% (corrigez-moi si je trompe). Ce rayonnement historique lui confère aussi une prédominance dans les zones rurales face à ses concurrents (Vidéotron, Cogeco, Radioactif) où les structures pour Bell/Sympatico étaient déjà existantes.
Ainsi, lorsque que vous pénétrez le marché Québécois via les publicités payantes de Google, vous n’atteignez que 60-70% de vos cibles sans aucun espoir d’atteindre les 30-40% manquants !
Votre campagne de PayPerClick est donc moins compétitive et Google perd beaucoup d’argent en ne prenant pas en considération tout l’achalandage québécois.
Mais quelle est la position de Google ? En Mars, nous avions envoyé une brève note à ce sujet, via le Centre d’aide de Google, sans résultat.
La meilleure solution, au niveau francophone, est de créer une copie de votre campagne Adwords existante et de choisir comme marché cible la province de l’Ontario. Comme les mots-clés sont français, on risque très peu d’obtenir des francophones en Ontario, donc les mots-clés français seront peu affectés par des francophones habitant en Ontario.
Pour ce qui est du marché anglophone, il n’y a aucune solution idéale.
Comment contourner ce problème ? NVI et Go-Référencement se lancent à l’attaque de Google pour tenter de régler la situation !
- Yahoo et la fraude aux clics
- Le Pay per Call de Google
- MSN Adcenter
- Un Nouveau Tournant pour Go-Referencement
- Conférence québecoise sur le SEO/SEM



































webman999 a dit le 17 mai 2008 à 08:15 :
Merci, très instructif. Ça confirme tout haut ce que plusieurs d’entre nous pouvions détecter.
PolarMedia.ca a dit le 18 avril 2013 à 13:13 :
Merci Guillaume. Je cherchais justement sur le web à confirmer cet info là que j’avais en tête! Lire un “update” serait super…
Isael a dit le 18 avril 2013 à 15:01 :
Le problème existe un peu partout dans le monde lorsqu’un ISP “route” son traffic dans une autre province (ou même un autre pays dans certain cas). Google utilise une base de données IP publique (ex.: maxmind) donc l’erreur est possible. Au Québec vous aurez le même problème avec les clients de Rogers (mobile incluant tout ceux qui utilisent la central sans fil, très populaire en région)