Les plus populaires   :   7 jours   |   30 jours   |   365 jours
Publié par Olivier le 08/03/2007 à 18H50 sous Design Web

Le Québec vient d’entrer dans une campagne électorale qui vise à élire ou à réélire son gouvernement et ses députés. Pour les non-Québécois, cela veut dire que l’actuel gouvernement (Libéral) de notre belle province pourrait basculer le 26 mars.

Mais comme ceci n’est pas un blog politique, nous partirons du constat selon lequel la politique est, plus que jamais, une question d’image. Et boum, les 5 partis qui mènent la danse ont changé leurs logos juste avant cette campagne ! Coïncidence ? Pour le savoir, je vous propose une analyse sémantique non partisane de ces cinq logos, un comparatif avant/après qui s’appuie sur des considérations universelles.


logo PLQ

Parti Libéral du Québec
Parti sortant, le PLQ est la branche québécoise du Parti Libéral du Canada, d’où une touchante affirmation de sa québécitude sous la forme d’une fleur de lys. En fait, dans l’ancien logo, le Québec était carrément symbolisé par son drapeau en surplomb, le reste reflétant les valeurs du Canada : une Helvetica massive et carrée (quoique penchée vers l’avant), et le rouge fédéral. Tellement limpide qu’on n’avait pas jugé utile d’inclure les mots « parti » et « du Québec ». Changement de cap : le nouveau logo joue à fond la parité bleu/rouge… et rouge/bleu. À gauche, un gros L majuscule fâché avec les angles droits et cartoonesque, voire même expressionniste, en équilibre sur sa pointe pour signifier le dynamisme et la fougue. L’initiale est flanquée du lys québécois étiré vers le haut, faisant la démarcation entre les deux couleurs. Curieusement, le contour global peut s’interpréter comme une flèche qui pointerait en bas, à gauche (le passé ?)… À droite, une fonte condensée style Univers redonne un aplomb et nous rappelle que si le Parti Libéral est rouge, le Québec est bleu.

  • En bref : moins de drapeau, plus d’élan, beaucoup de parité, moins de sous-entendus.


Logo PQ

Parti Québécois
Le Parti Québécois, fondé jadis par René Lévesque, vise l’indépendance du Québec et sort ses nouvelles couleurs. Notons que le rafraîchissement de son image par l’atelier d’image de marque et de logos, Ekorce, bien que modeste, est le seul à avoir véritablement suscité des commentaires. Dans la presse comme dans la rue, on a épilogué sur ce Q tout neuf… Associé au cercle (la plénitude), le bleu de la Belle Province (à ne surtout pas confondre avec celui des Conservateurs d’Ottawa !) est à l’honneur. Signé par le peintre et poète Roland Giguère en 1968, le logo original arborait un pétaradant triangle rouge. Dans la nouvelle version, il est devenu vert : pour des raisons faciles à comprendre, on préfère évoquer l’environnement plutôt que le fédéralisme ! En changeant de couleur, ce triangle change aussi d’orientation, et voilà que la flèche prend un sens antihoraire beaucoup plus positif. Car, c’est bien connu, pointer en haut à gauche est un signe de croissance alors que désigner le coin inférieur droit est un repli, une fermeture. Mais où donc Monsieur Giguère avait-il la tête ? On a aussi donné au Q un petit côté “2.0″ en éclairant légèrement le dessus du cercle. Ce n’est pas vraiment du volume, mais on sort des années soixante ! Côté typographie, la cure de jouvence est exemplaire. On est passé d’un Helvetica gras un peu balourd à une fonte à la fois plus épurée - une Frutiger - et plus solide par l’utilisation des capitales. En se détachant du pictogramme, les mots prennent leur… autonomie (eh oui) et ce n’est pas un hasard si c’est là que pointe la flèche. Il faut préciser que, sur les affiches de campagne, le pictogramme fait office de signature graphique, sans sa typo.

  • En bref : moins de Canada, plus de verdure, une symbolique de croissance, un peu de lumière, d’avantage de stature… et on respire !


Logo ADQ

Action Démocratique du Québec
L’ADQ est le challenger de la course se positionne à la droite des deux favoris. Pour remettre son logo au goût du jour, le parti a mandaté l’agence Republik qui, malgré son nom, n’a rien de politique. Le moins qu’on puisse dire est que le résultat est assez loin de l’ancienne image. Typographiquement, on a fait le chemin inverse du PQ en passant des majuscules aux minuscules, sauf pour le Q, dont la descendante aurait nuit à la dynamique. Comme pour le PLQ, l’italique a été abandonné au profit d’une romaine plus maigre. Quant au bleu « uniforme de policier en retraite », il a laissé sa place à une nuance plus franche et à… du rouge. Tout ceci est justifiable par des courants graphiques dont on a vu les effets sur les logos précédents, mais l’ADQ pose aussi des devinettes. Pourquoi la démocratie est-elle rouge (couleur chaude) alors que l’action est bleue (couleur froide) ? Où est passé le « du » ? Et surtout, quel est cet étrange chevron qui domine le d ? À cette dernière question, on ne peut qu’avancer des hypothèses fumeuses, comme celle du V subliminal. La victoire ? La conspiration extraterrestre ? On peut aussi se rapporter aux explications de Robert Beaudoin, le président de Republik : « Sur les télécommandes comme sur les claviers d’ordinateurs, ce signe indique qu’on va vers l’avant […] Ce symbole sert aussi de caractéristique distinctive au logo ». Ce chevron serait donc la nouvelle flèche de l’ère technologique, et non une fermeture de balise comme le pensent certainement les plus geeks d’entre vous ! En tout cas, la chose pointe vers la droite, ce qui est fort logique. Elle est plus moderne mais moins évocatrice que l’antique flamme en forme de queue de paon qui ancrait l’ADQ dans une symbolique de droite stricte… Et puis l’indigeste dégradé du rouge au bleu, c’était teeellement XXe siècle !

  • En bref : moins de feu et plus de technologie, moins de parades et plus de charades !


logo QS

Québec Solidaire
Si Québec Solidaire s’est doté d’un nouveau logo, c’est qu’il s’agit d’un nouveau parti. Né l’an dernier de la fusion de l’Union des Forces Progressistes et du mouvement Option citoyenne, QS rassemble des valeurs de gauche mais doit composer avec un héritage graphique plutôt difficile à porter ! Entre le logo de l’UFP, qui semble devoir être lisible depuis la lune, et celui d’OC, manipulé par des doigts malpropres, il y avait urgence de trouver une identité ! Avec une naïveté toute communautaire, QS a lancé un concours pour résoudre cette délicate question. Disons-le tout de suite : cette façon de procéder n’a pas fait que des heureux. Si l’idée d’une collaboration ouverte est apparemment démocratique, elle cache une réalité plus sournoise : un travail graphique « gratuit » contre la promesse d’une visibilité. Du coup, la Société des designers graphiques du Québec a dénoncé la manipulation sur son blogue, et ce qui devait être une création communautaire bénévole est devenu le symbole de l’exploitation des artistes ! Engendré dans la controverse et faisant table rase du passé, le résultat est finalement l’œuvre de la firme montréalaise Rouleau-Paquin Design. Comme les autres, c’est un logo composé d’un symbole pictographique associé à un libellé typographique. Et ce picto est illustratif : il représente un personnage incomplet, sans sexe ni race, un humain penché vers la gauche (ben oui), tenant « un globe quadricolore ». Une métaphore rassembleuse autant de valeurs que d’esprits… sauf si on s’arrête au concept du jonglage qui, en politique, est rarement bien perçu ! En plissant les yeux, on retrouve dans ce signe très « maison des jeunes » le Q de Québec. Les couleurs étant mobilisées par ce presque-arc-en-ciel, le personnage et la typo de Québec solidaire restent noirs, rompant avec l’hégémonie du bleu marine. Sur le plan typographique, la fonte Dax a été retenue pour sa sobre modernité, et on n’a gardé de majuscule que pour Québec.

  • En bref : des bases toutes neuves, et un logo un peu jeuniste mais totalement rassembleur.


logo PVQ

Parti Vert du Québec
Un parti dont le nom est une couleur, c’est un bon départ pour une recherche graphique, non ? À l’instar des Libéraux, les Verts existent en dehors du Québec. Partout sur la planète, ils militent pour une reconnaissance des enjeux écologiques, depuis l’époque où le réchauffement climatique n’était qu’une audacieuse théorie. À l’instar des Libéraux, ils ont jugé nécessaire de se « localiser » visuellement en exploitant le lys québécois dans leur logo. Le résultat ressemble à une campagne de porte-à-porte en plein hiver : courageux mais pas convaincant. Respirons un grand coup, graphiquement, l’ancien logo du Parti Vert du Québec est une catastrophe. Une planète aux couleurs du Québec (les souverainistes n’en demandaient pas tant), coupée en deux comme un vulgaire avocat. Le noyau : une bouboule verte traversée par un asticot bleu. Je vais faire court au chapitre de la sémantique : zéro. Pour ajouter à la débâcle, le nom du parti ne figure pas dans le logo : double zéro. Faire mieux n’était donc pas difficile, c’est déjà une bonne nouvelle. Né d’un(e) auteur(e) inconnu(e), nouveau logo du PVQ est strictement monochrome, sans le moindre dégradé : c’est un choix clair, mais austère et peu flatteur. Le pictogramme part d’un raisonnement imparable : 1) on veut afficher le lys québécois ; 2) le lys est une fleur ; 3) notre parti est environnementaliste ; 4) rendons donc au lys son aspect végétal. Malheureusement, les bonnes idées ne font pas toujours les bons logos, et malgré ses élans, le résultat tient plus du motif pour papier peint que de l’identité partisane. Mais le pire revient au choix de la typo : une Friz Quadrata grasse et italique, une fonte classique qui a fait les beaux jours des menus de restaurants pour touristes, mais dont la concordance avec les sensibilités écolos est très, très douteuse… Bref, une image qui fleure bon le bénévolat, tellement assumée par le parti qu’elle apparaît à peine sur les affiches de la campagne !

  • En bref : bel effort mais la planète mérite mieux.

On passe au vote ? ;)

Partager ce billet:
scoopeo:Que cachent les logos politiques du Québec ? fuzz:Que cachent les logos politiques du Québec ? tapemoi:Que cachent les logos politiques du Québec ? nuouz:Que cachent les logos politiques du Québec ? blogmemes:Que cachent les logos politiques du Québec ? pioche:Que cachent les logos politiques du Québec ? del.icio.us:Que cachent les logos politiques du Québec ?


Publié par Olivier le 21/06/2007 à 13H41 sous Design Web

Couchez les enfants : il va y avoir du XXX! Non, nous n’en sommes pas réduits à publier des grivoiseries pour augmenter le trafic de notre blog, c’est plutôt que le sexe fait partie de la vie… et donc des logos!

Dans le but d’illustrer les meilleures et les pires pratiques du domaine de l’identité visuelle, je me suis mis en quête de logos dans lesquels un symbole caché vient dynamiter la signification première. Ces lapsus graphiques sont assez courants et sont généralement l’œuvre de graphistes sous-qualifiés, associés à une chaîne de validation inexistante (ou aveugle). En effet, la faute est partagée, car si créer une ambiguïté flagrante sans s’en apercevoir est peu professionnel, valider un tel logo n’est guère plus reluisant.

À ma connaissance, il n’existe pas de répertoire officiel des logos ratés, mais en menant mes recherches sur le Web, je suis tombé sur un nombre inquiétant de logos… sexuels! Je parle ici de logos qui n’ont rien à voir avec l’industrie du sexe, mais qui en présentent involontairement les attributs! Que dire de plus, sinon qu’il est préférable d’en rire, et qu’il existe même un concours méconnu à ce sujet: les Phallic Logo Awards! (Thanks for your help, you b3ta people!)

Mesdames et Messieurs, voici mon palmarès des logos ambigus! Je le répète: toute ressemblance avec des organes ou des pratiques réprouvés par la morale est due à une coïncidence… ou à votre imagination. Si vous avez moins de 18 ans, regardez ailleurs!

- [mise à jour] Arlington Pediatric Center (centre pédiatrique)
Il y a en Virginie un centre pédiatrique qui ne doit pas sa popularité à la qualité de ses intervenants, mais bien à son logo pas vraiment politically correct

APC

- The Computer Doctors (réparation de matériel informatique)
Si vous voyez un «u», vous avez du mérite. Si vous voyez une souris, vous êtes accommodant. Si vous voyez autres chose… c’est normal! Franchement, leur confieriez-vous votre disque dur?

Computer Doctors

- Kudawara (pharmacie)
Il s’agit d’une pharmacie japonaise dont le logo a été repensé récemment avec une naïveté qui laisse rêveur. On appelle ça un K de figure! Kudawara, le meilleur endroit pour trouver des préservatifs!

Kudawara

- The Mac Store (détaillant informatique)
Attention: ambiguïté textuelle! Aucune loi n’interdit d’écrire «THE» verticalement, mais les tubes fluorescents ont leurs exigences, et l’internaute moyen lira à coup sûr «WTF», populaire acronyme de «What the fuck»! Oups.

The Mac Store

- Instituto de Estudos Orientais (école de langues)
Souvent qualifié de «pire logo jamais produit», le logo de l’Institut d’Études Orientales représente, pour un individu d’une pureté totale, une pagode devant un soleil levant. C’est tout ce que j’ai à en dire…

InstitutodeEstudosOrientais.gif

- Clinica Dental (clinique dentaire)
Ne cherchez plus pourquoi tant de gens ont peur du dentiste!

ClinicaDental.jpg

- Harvey Shopfitters Limited (aménagement de magasins)
Dans le même «esprit» que le précédent, mais en position allongée. Un classique qui n’évoque pourtant pas vraiment la menuiserie industrielle…

HarveyShopfittersLtd.gif

- Büty Salon (salon de beauté)
En créant ce logo pour un salon londonien, le pauvre graphiste s’est tellement concentré sur la stylisation d’un nu féminin qu’il n’a pas vu le paradoxe se dresser devant lui!

ButySalon.jpg
- Bellwether (consultants en ingénierie)
Calligraphes amateurs et autres adeptes du pinceau mou, attention aux dérapages! Ne vous laissez pas aveugler par la sensualité des courbes et prenez donc du recul pour voir ce que vous avez VRAIMENT dessiné!

Bellwether.jpg

- Kostelecke Uzeniny (charcuterie)
Dans la Tchécoslovaquie des années 20, personne ne se plaignait du logo de ce saucissier réputé. Il était alors bien vu pour les hommes d’être élégants et maniérés, et d’avaler goulûment des chapelets de weisswurst. C’est ce qu’on appelle la belle époque!

KosteleckeUzeniny.jpg

- DVV (club de volleyball)
Quoi de plus tonifiant qu’une bonne partie de volleyball? Il s’agit ici d’un club allemand. Probablement masculin.

DVV.jpg

- A-Style (mode)
Voilà une griffe italienne qui sait parler aux jeunes! Bien sûr, la signification du A reste à la discrétion de chacun…

A-Style.gif

- Atherton Car Centre (concessionnaire automobile)
Ne comptez pas sur moi pour disserter sur la légende qui veut que la grosseur de la voiture soit inversement proportionnelle à celle… du logo. Cela dit, si ce visuel vous inspire, posez-vous les bonnes questions.

AthertonCarCentre.jpg

- Dodge (automobile)
Surpris de trouver le nom d’un grand constructeur automobile dans cette liste de maladresses? C’est que vous n’avez jamais comparé la célèbre tête de bélier avec l’appareil génital féminin! Oui, votre pick-up vous paraît soudain moins viril…

Dodge

- Amadeus (hot-dogs)
En plus d’être un compositeur génial, Amadeus est ce que les Allemands appellent un «Frankfurt bar». De gauche à droite, sur ce remarquable logo: un hot-dog juteux, Mozart et une chope de bière. De la mayonnaise avec ça?

Amadeus.gif

- Arby’s (restauration rapide)
Cette populaire chaîne de fast-food mise sur le folklore western, et son logo essaie de représenter un chapeau. Mais dites-moi de quoi vous auriez l’air avec ça sur la tête?

Arbys.gif

- Kappa (vêtements de sport)
Vieille plaisanterie de vestiaire: si vous masquez le haut du logo de Kappa, vous saurez ce qui motive les joueurs!

Kappa.jpg

- Cas de signalétique chinoise
Voici une photo rapportée de Chine par un touriste perplexe. Si quelqu’un lit le mandarin, je serais très curieux de savoir ce que dit cette plaque parce que je préfère ne pas me fier au pictogramme…

SignalChinois.jpg

- Cas de signalétique norvégienne
Vu en Norvège, dans un autobus long courrier, ce pictogramme qui interdit de… de quoi, d’ailleurs? Pour le savoir, il faudrait sans doute étudier la vie nocturne dans les bus scandinaves…

SitDown.jpg

… et en rappel spécial :

- London 2012 (jeux olympiques)
J’avais déjà parlé des remous internationaux causés par ce logo, et mentionné le phénomène suivant: une fois qu’on y a vu Lisa Simpson dans un acte de sexe oral, on ne voit rien d’autre. Ça y est, vous êtes fichus!

London2012_yellow.jpg

Partager ce billet:
scoopeo:Les logos les plus ambigus fuzz:Les logos les plus ambigus tapemoi:Les logos les plus ambigus nuouz:Les logos les plus ambigus blogmemes:Les logos les plus ambigus pioche:Les logos les plus ambigus del.icio.us:Les logos les plus ambigus


Publié par Olivier le 28/03/2007 à 13H47 sous Design Web

J’ai déjà eu l’occasion d’écrire tout le bien que je pense du très polyvalent Matt Inman, voici donc l’adaptation de How to Ruin a Web Design - The Design Curve, un article court mais brillant qu’il a publié sur le blog de SEOmoz. Attention : humor anglo-saxon !

Dans le monde des webdesigners, il existe un théorème méconnu selon lequel la qualité d’un design est inversement proportionnelle au nombre d’intervenants non qualifiés impliqués dans sa conception. Ce théorème s’applique également au temps passé à disséquer, analyser et critiquer la création naissante.En effet, la présence d’imbéciles rend l’intelligence collective multiplicative : un demi cerveau + un demi cerveau n’égale pas un cerveau complet, mais un quart de cerveau (1/2 + 1/2 = 1/4). Additionner un cerveau complet et un demi cerveau ne donne encore qu’un demi cerveau. Plus nombreux sont les « intervenants non qualifiés », moins nombreuse est la matière grise.

Voici deux schémas qui illustrent cette funeste théorie…

courbe_du_design_1.gif

courbe_du_design_2.gif

Définition de la notion « intervenants non qualifiés »

  • Ceux qui n’ont jamais rien créé de visuel (ni Web, ni imprimé, ni rien) ;
  • Ceux qui pensent que le style de 1996 est encore hot ;
  • Tout ceux qui n’ont ni jugement ni compétence graphique, mais qui profitent lâchement de leur position d’influence pour imposer leur opinion ;
  • Les « experts » autodidactes qui « surfent » depuis « longtemps » et « s’y connaissent ». Mieux que vous, d’ailleurs.

Mais alors… qui sont les « intervenants qualifiés » ?

  • Ceux qui sont équipés d’un bon œil graphique (deux recommandés), quelque soit leur métier ;
  • Les experts en usabilité et en ergonomie (expérience bienvenue) ;
  • Tout ceux dont la critique est constructive, qui sont capables d’aller au-delà du « j’aime pas trop » ;
  • Ceux qui vous ont choisi parce que VOUS êtes graphiste, et que, même s’ils sont les mieux qualifiés pour leurs affaires, c’est VOTRE mission de sortir un design de qualité.

OK, mais passer du temps sur une nouvelle création, c’est la bonifier, non ? Pas nécessairement. Ce qui peut arriver de mieux à un design, c’est de se laisser oublier quelques heures – quelques jours ? -, de dormir tout un week-end au fond du répertoire d’un ordinateur éteint, et de ressurgir devant les yeux ébahis d’un petit nombre de personnes, dont vous ! S’il est bon, vous le saurez.

Sinon, trouvez vite un coupable !

Partager ce billet:
scoopeo:Comment ruiner un design Web fuzz:Comment ruiner un design Web tapemoi:Comment ruiner un design Web nuouz:Comment ruiner un design Web blogmemes:Comment ruiner un design Web pioche:Comment ruiner un design Web del.icio.us:Comment ruiner un design Web


Publié par Francis le 05/11/2007 à 19H44 sous Google

Google a effectué aujourd’hui une mise-à-jour du PageRank affiché sur leur barre d’outils. Même si cette mise-à-jour n’a plus l’importance quelle avait par le passé, on peut affirmer que le PR affiché reste un des seuls outils à la disposition des webmasters pour juger de la popularité d’un site web aux yeux de Google.

Il ne faut pas nous plus oublier que le PR de la barre d’outils est celui dans le passé, le PR n’étant pas live au moment de son affichage sur la barre d’outils. Lors de la dernière mise-à-jour, le PR affiché était celui du mois précèdent. Bien que la barre verte de Google ne représente plus grand-chose, cela reste quand même une des seules mesures efficaces pour flatter l’ego d’un webmaster ou de lui montrer qu’il est complètement sur la mauvaise voie si en plus d’avoir un PR médiocre, il ne parvient pas à obtenir de positionnement de qualité.
Sur un sujet plus personnel, j’aimerais féliciter toute l’équipe de Go-Référencement qui obtient ainsi un PR6 ainsi que NVISolutions, qui obtient aussi un PR6.

Aussi, une des choses les plus intéressantes lors de cette mise-à-jour est le retour du PR pour certains sites web qui ont été pénalisé la semaine dernière. Par exemple, on a pu observer le site du Washington Post passé d’un PR8 à un PR5, pour maintenant revenir à un raisonnable PR7.
Je ne citerais pas tous les exemples mais notons que WebRankInfo du coté francophone récupérera un raisonnable PR6 après la baisse de la semaine dernière qui l’avait amené à un PageRank de 4.

J’ai deux théories pour expliquer cette baisse et ce regain soudain de liquide vert. Ma première théorie est que cette semi pénalité ne soit qu’un coup de semonce de la part de Google envers les sites qui font partie d’un système de vente de liens organisés tel que Text Links Ads par exemple. Le retour à un PR « normal » après une semaine était donc prévu par Google et tout ceci n’étais qu’un avertissement. Mais cette théorie comporte une faille, vous vous rappelez plus haut dans le texte quand j’ai expliqué que le PR affiché était celui environ d’il y a un mois environ ?

Alors, pourquoi la règle serait différente pour ces sites ? Je crois personnellement qu’il existe une très bonne chance que le PR maintenant affiché sur ces sites est celui d’avant leur pénalisation, et donc que le PR réel appliqué à ces sites est donc celui pénalisé que l’on a observé lors de la semaine dernière. Nous pourrons confirmer cette théorie lors de la prochaine mise-à-jour de PageRank, dans quelques mois.

Aussi, si vous désirez plus d’informations sur la pénalité de la semaine dernière, il existe quelques bons articles en anglais sur le sujet ici ici et ici.

Partager ce billet:
scoopeo:Mise-à-jour du PageRank de la barre d’outils Google fuzz:Mise-à-jour du PageRank de la barre d’outils Google tapemoi:Mise-à-jour du PageRank de la barre d’outils Google nuouz:Mise-à-jour du PageRank de la barre d’outils Google blogmemes:Mise-à-jour du PageRank de la barre d’outils Google pioche:Mise-à-jour du PageRank de la barre d’outils Google del.icio.us:Mise-à-jour du PageRank de la barre d’outils Google


Publié par David E. le 14/05/2007 à 09H21 sous Référencement site Internet

Dans la centaine de critères d’optimisation connus et analysés par les moteurs de recherche, nous savons que certains ont plus de « poids » et d’incidence, dans le calcul du positionnement futur de vos pages Internet (Search engines Ranking Factors :SEOMOZ) Il arrive d’ailleurs que certains d’entre eux soient tout simplement sous estimés. L’exemple de la « balise titre », est assez classique. Avec ces 60 à 70 caractères seulement, elle joue pourtant un rôle majeur dans la position de vos pages.

Mais c’est également le cas pour un autre élément qui peut paraître anodin à première vue, tant sa présence sur une page est peu remarquée, il s’agit du chemin de navigation du site, également appelé « chemin de fer ».
Outre sa vocation initiale d’aide à la navigation de l’internaute, quels peuvent les bénéfices d’un chemin de fer dans le travail d’optimisation de votre site?

1. Répétition « naturelle » des expressions clés de chaque page

Le premier contenu de votre page détecté par les moteurs est souvent déterminant. Il est donc recommandé de soigner tout particulièrement les 1000 premiers caractères de chaque page (et le choix de ses mots clés…). En complément, l’utilisaton des règles de structuration du contenu liées aux normes d’accessibilité des sites, sont particulièrement appréciées des moteurs (balises H1, H2, H3, ….).
L’ajout d’un chemin de fer de navigation va parfaitement dans ce sens puisqu’il se trouve en principe en haut de page, soit après le titre visible (en H1, …) de la page, soit juste avant afin de répéter les termes important de la page. Si vous avez au préalable convenablement nommé vos rubriques, sous rubriques jusqu’aux pages fiche (dernier niveau d’arborescence), votre page sera naturellement créditée d’un contenu enrichi et cohérent avec vos balises titre !!
N’hésitez donc pas à « dérouler » votre chemin de fer jusqu’à la répétition du titre visible de la page dont il indique le chemin !

Quelques exemples concrets sur des sites qui sont très visibles !

PixMania

pixmania.jpg


Alapage

alapage.jpg

Bien entendu, si ce chemin de navigation est intégré dans une balise de mise en forme (H2 par exemple….), son effet peut être encore plus bénéfique pour votre positionnement !

Astuce : En complément, il n’est pas rare que certains sites très volumineux reprennent de façon automatique tout ou partie du chemin de fer dans la « balise titre ». C’est un choix qui peut s’avérer tout à fait judicieux en fonction de la richesse des termes présents dans le nom de vos rubriques !


2. Restitution du « contexte » dans lequel est utilisée l’expression

Un des axes de progression des algorithmes des moteurs en 2006 concerne la compréhension du contexte sémantique dans lequel sont employés les expressions qualificatives d’une page.
Google en particulier a remplacé la notion, jusque là très quantitative de son fameux « Page Rank » (nombre de liens depuis d’autres sites qui pointent vers votre site) au profit d’une notion davantage qualitative appelée « Trust Rank ». Ce « Trust Rank », relève notamment de l’analyse du contenu environnant l’expression et de la relation des termes entre eux.
Le chemin de fer permet à niveau moindre, certes, d’optimiser ce contexte, à condition que le nommage de vos rubriques et page fiche aient été pensés de manière hiérarchisée et cohérente.

Exemple : Alapage.com

  • Page rubrique « a », termes génériques : « jeux video »

alapage_jeuxvideos.jpg

  • Page sous rubrique « b », termes précis : « jeux vidéo » associé à « jeux Playsation 3 »

alapage_ps3.jpg

  • Page liste de produits « c », termes spécifiques : « jeux vidéo », associés à « jeux Playsation 3 » et «arcade/action »

alapage_action.jpg

  • Page fiche produits : « spiderman 3 » associés à « jeux vidéo »

alapage_spiderman.jpg

Dans cet exemple, la relation des termes est manifeste et la page s’en trouve enrichie sémantiquement. Bien sûr il est possible de développer davantage encore ce système, vous pouvez laissez courir votre imagination…

3. Augmentation de la densité du maillage des pages de votre site

Un autre facteur clés du succès de votre positionnement concerne la manière dont les pages de votre site sont liées entre elles. Ce critère représente un « poids » considérable dans le calcul de pertinence des pages, notamment pour Google. Là aussi, le chemin de fer s’avère très efficace !

Prenons un exemple chez alapage.com : Liste de BD « Blake et mortimer »

alapage_livres.jpg

  • la page qui liste les produits se trouve à 4 niveaux en dessous de la page d’accueil
  • plus nous descendons dans l’arborescence, plus le nombre de pages est important

Par conséquent, plus on monte dans l’arborescence, plus le nombre de liens entrants pour les pages de niveaux supérieurs est important. Dans notre exemple, la page « livres français » hérite d’un nombre très important de liens entrants, puisque toutes les pages de niveau inférieur (sous rubriques, liste de produits, fiche produits) proposent un lien vers « livres français ».
Chaque page intermédiaire renforce sa pertinence dans son « champs d’action ». On voit ici toute l’importance de « hiérarchiser » les expressions par importance pour chaque niveau du site.
La condition de réussite de ce critère reste néanmoins de faire le choix d’un chemin de navigation généré par l’arborescence du site et non pas par la page précédente visitée par l’internaute (sa vocation première…).

Amazon, pousse même le principe à son paroxysme pourrait-on dire, en proposant des liens transversaux vers des rubriques proches des produits présentés dans la page :

amazon.jpg

4. … Aide à la navigation de l’internaute

N’oublions pas la vocation première du chemin de fer…. l’aide à la navigation dans votre site à destination de l’internaute !

Mais comme tous les éléments clés d’optimisation de votre référencement, si vous pensez aux moteurs AUTANT qu’à l’internaute, le résultat servira tout autant les intérêts de vos visiteurs que ceux de votre visibilité dans les moteurs !
Pour cela le choix des mots clés et la création des contenus restent les étapes les plus déterminantes pour le succès de votre référencement, CQFD!!

Partager ce billet:
scoopeo:Le chemin de navigation, véritable levier pour le référencement ! fuzz:Le chemin de navigation, véritable levier pour le référencement ! tapemoi:Le chemin de navigation, véritable levier pour le référencement ! nuouz:Le chemin de navigation, véritable levier pour le référencement ! blogmemes:Le chemin de navigation, véritable levier pour le référencement ! pioche:Le chemin de navigation, véritable levier pour le référencement ! del.icio.us:Le chemin de navigation, véritable levier pour le référencement !


Publié par Sarah le 11/07/2007 à 18H30 sous Google

Vous avez surement lu ou entendu l’annonce faite en mai par Marissa Mayer, VP Search Products chez Google : Google réorganise l’affichage et la pertinence de ses résultats de recherche en croisant tous les médias (blogs, videos, images, sites Internet, livres, cartes géographiques, etc…). En d’autres termes, Google va faire fusionner tous ses engins de recherche verticaux en un, en couplant tous ses algorithmes de recherche.

bartblackboard.jpg

Fini les recherches verticales dans Google image ou Google Videos, vous aurez directement accès aux résultats jugés les plus pertinents, que cela soit une vidéo ou une carte géographique.
Ce service n’est que, pour l’instant, disponible sur Google.com et agite dors et déjà la communauté du e-marketing…
En effet, cet affichage de résultats groupés, sur tous les supports aggrandit l’aire de jeu où les e-marketeurs tentent de percer !

Cette nouvelle ère de la recherche fait peur à de nombreuses agences web qui ne se sont concentrées que sur l’optimisation on-site et le link building (stratégie de liens) fastidieux (inscription dans les annuaires et prospection de sites partenaires). Bientôt la compétition va se faire aussi sur des supports digitaux comme les vidéos. Autant vous dire je ne donne pas cher aux agences qui n’ont jamais entendu parler de SMO et des plateformes sociales qui fourmillent sur Internet depuis quelques années.

Le Google Universal Search va enfin accèlérer la convergence des médias multi-supports sur Internet et obliger les agences à considérer leurs stratégies dans une vision globale du e-marketing. Ceci peut aussi ouvrir la porte à des marchés niches pour des petites entreprises innovantes !

Ma grande question reste sur les facteurs jugeant de la pertinence des supports… Ceci n’a jamais été une science exacte mais il était aisé de connaître les facteurs les plus importants jouant sur le référencement d’un site. Je me pose plus particulièrement la question au sujet des vidéos.

Google a annoncé que le contenu affiché concernant les vidéos proviendra de toutes les plateformes vidéos, et non pas seulement que des siennes (Google videos et YouTube). Je me demande comment Google va juger de la pertinence d’une vidéo sans établir donc un "social rank" qui prendra les critères de ces plateformes sociales : nombre de commentaires, nombre de votes, etc… Car selon les facteurs SEO, seuls le titre et le "embed" pourraient aider dans le référencement… Et il me semble que cela est bien trop léger et trop facilement manipulable pour pouvoir baser les critères du référencement là-dessus.

J’attend le lancement de Google Universal Search sur ses moteurs francophones avec impatience… Les agences les plus innovantes ou les plus spécialisées y trouveront leurs comptes… Quant aux autres, il va falloir s’adapter, et vite !

Partager ce billet:
scoopeo:Google Universal Search: une opportunité pour l'industrie SEO ? fuzz:Google Universal Search: une opportunité pour l'industrie SEO ? tapemoi:Google Universal Search: une opportunité pour l'industrie SEO ? nuouz:Google Universal Search: une opportunité pour l'industrie SEO ? blogmemes:Google Universal Search: une opportunité pour l'industrie SEO ? pioche:Google Universal Search: une opportunité pour l'industrie SEO ? del.icio.us:Google Universal Search: une opportunité pour l'industrie SEO ?


Publié par Guillaume le 18/02/2007 à 16H34 sous Référencement site Internet
Bien que, pour plusieurs, cette liste de conseils et de validation “onsite” pour les moteurs de recherche pourra vous sembler assez générale, vous seriez étonnés de voir à quel point la majorité des développeurs et experts en référencement oublient / ne valident pas correctement ces étapes de base. Avec ces 19 trucs, vous pouvez être certain que tout effort de « link building » ou de « link baiting » sera maximisé! Les voici :

1. Faire une campagne test de 100$ dans Google Adwords afin de vérifier que votre recherche initiale de mots-clés est bien ciblée et que les mots-clés les plus importants sont priorisés.

2. S’assurer qu’il y a une balise Titre et une balise Description bien écrite, attirante et unique sur chacune des pages du site.

3. Vérifier que tout élément de contenu pertinent sur chacune des pages du site est statique à la page qui lui était destinée, qu’elle n’est pas dupliquée et qu’elle n’est pas dans une image texte.

4. Réviser le contenu dans chacune des pages pour s’assurer une présence minimale des mots-clés sur lesquels vous tentez de vous optimiser.

5. Vérifier votre code pour être certain que tous vos titres et sous-titres présents dans vos pages sont sous des balises H1/H2 et qu’une feuille de style (CSS) a été appliquée pour leur donner le bon format à l’affichage

6. S’assurer que tout élément de navigation est un lien texte et qu’il n’y pas de liens du type « cliquez ici » ou « plus d’infos », diluant ainsi la force des liens contextuels que vous tentez de créer

7. Vérifier chaque page de contenu pour s’assurer que des liens contextuels sont affichés dans chacune des pages du site et qu’ils créent une emphase sur les sections les plus importantes du site

8. Si vous planifiez échangez des liens (réciproques, unidirectionnels ou three-way), assurez-vous d’avoir un petit annuaire de base avec catégories ou sinon, au minimum, une page « liens / ressources »

9. Vérifier la présence du fichier robots.txt à la racine du site et prévenir l’accès aux dossiers sécurisés

10. Assurez-vous d’avoir un fichier sitemap.xml à la racine de votre site

11. Valider que vous avez une miette de pain / fils d’ariane sur toutes les pages

12. Offrir un sitemap physique facilement accessible et visible en tout temps sur votre site

13. Offrir une page d’erreur (404) avec un champ de recherche et vos principales catégories

14. Vérifier que les images importantes et pertinentes ont un « alt » tag (cette étape devrait être automatisée d’une façon quelconque)

15. Installer un outil général d’analyse de données (Google Analytics est gratuit, IndexTools est plus précis concernant le suivi des actions)

16. Installer des outils de tracking (Heat Map tracking, trackers de conversion des plateformes de Pay-Per-Click, etc.)

17. Enregistrer / valider votre site via Google Webmaster Central afin d’analyser vos liens entrants via les webmaster tools.

18. Faire un test rapide de localisation d’IP pour vous assurer que votre domaine est hébergé près de votre marché cible principal

19. À moins d’avis contraire, inscrivez la signature de votre entreprise au bas de la page d’accueil en utilisant un mot-clé ciblé comme « anchor text ».

Avec cette liste de base, toute compagnie de développement et de marketing Internet assurera à ses clients que leur site web sera plus facilement référencé, et que vous génèrerez plusieurs clients potentiels par le simple fait de vous être assuré que ces 19 éléments d’optimisation onsite ont été validés et analysés. À titre d’exemple, NVI compte 17 employés et plus de la moitié de nos clients proviennent du fait que nous incitons fortement la majorité de nos clients à avoir une visibilité minimale sur le web.

Des idées pour monter ma liste à 25? Merci!

Partager ce billet:
scoopeo:19 conseils SEO qu’un développeur ou référenceur ne peut ignorer lors d’un lancement de site fuzz:19 conseils SEO qu’un développeur ou référenceur ne peut ignorer lors d’un lancement de site tapemoi:19 conseils SEO qu’un développeur ou référenceur ne peut ignorer lors d’un lancement de site nuouz:19 conseils SEO qu’un développeur ou référenceur ne peut ignorer lors d’un lancement de site blogmemes:19 conseils SEO qu’un développeur ou référenceur ne peut ignorer lors d’un lancement de site pioche:19 conseils SEO qu’un développeur ou référenceur ne peut ignorer lors d’un lancement de site del.icio.us:19 conseils SEO qu’un développeur ou référenceur ne peut ignorer lors d’un lancement de site


Publié par Sarah le 27/01/2008 à 14H17 sous Référencement site Internet

Le monde trépidant du référencement m’a beaucoup pris de temps en ce moment… Bien trop pour ne pas avoir écrit depuis plus de 2 mois… Aujourd’hui je prends donc le temps de m’arrêter pour me pencher sur la recherche de mots-clés. Cet exercice, ô combien important, est souvent laissé pour compte par beaucoup de sites. Let’s go back to the basics!

Rappelons donc le principe d’une recherche de mots-clés! Une recherche de mots-clés doit être considérée comme une étude de marché, et comme tous marchés, chaque mot-clé regroupe une cible (potentiel quantitatif et qualitatif) et des compétiteurs. Ainsi, la recherche de mots-clés doit pouvoir déterminer quels sont les marchés qui vont être les plus profitables pour vous en termes de temps et d’argent.

Donc, comme tout bon marketeux qui se respecte, nous allons établir un plan d’attaque pour réaliser cette “étude de marché”.

Etape 1 - Phase exploratoire des marchés/mots-clés potentiels

Cette étape est cruciale si vous ne voulez pas passer a côté d’un mot-clé qui aurait pu vous rapporter gros! Le but de cette étape est de lister tous les mots-clés dans votre domaine, mais aussi dans des domaines connexes. Pour ce faire, nous vous conseillons de :

  • Faire un tour sur les sites de vos compétiteurs : certains sont déjà peut-être optimisés et pourront vous aider à construire votre liste initiale de mots-clés. Vous pouvez utiliser SEO Digger pour vous faire gagner du temps ;)
  • Utiliser les outils générateurs de mots-clés : il en existe une pléiade! Gratuits (Google Keyword Tool, Yahoo Overture…) et payants (WordTracker, Keyword Discovery, WebCEO). Le choix de votre outil doit se faire en fonction de la langue. En effet, nombreux outils peuvent être excellents en anglais mais totalement inutiles en français.

Dès lors, vous pouvez bâtir votre liste de mots-clés et passer à l’étape 2!

Etape 2 - Détermination du/des marchés cibles

Vous avez listé vos marchés potentiels mais vous n’avez aucune idée de la pertinence de ces derniers en termes quantitatif et qualitatif.
Il vous faut donc réaliser un test de volume/pertinence, par le biais de Google Adwords.
En effet, d’après mon humble expérience, les disparités/imprécisions statistiques entre les différents outils ne permettent pas de les prendre en considération.
Dans ce cas présent, on est mieux servi que par Google… Faisons donc rouler une campagne Adwords en exact match! Pour des résultats optimaux, vous devez implémenter un budget conséquent pour que vos mots-clés soient en dans les 3 premières positions (dans la mesure du possible selon le budget, sinon se contenter de la 4-6e position), et que votre créatif s’affiche sur toutes les requêtes.
Laisser en place la campagne jusqu’à ce que vous jugiez avoir récolté assez de statistiques. De manière générale, si le temps/argent vous le permet, lancer votre campagne pendant au moins une semaine pour avoir des statistiques plus pertinentes. Vous pourriez même pousser l’analyse en aiguisant vos résultats selon la saisonnalité du mot-clé (ex: Google Trends).

Etape 3 - Optimisation des mots-clés cibles

Grâce à votre campagne Adwords vous pouvez déterminer avec plus de précision quels seront les meilleurs mots-clés en termes de volume (impressions) et de pertinence (CTR - conversions).
Je vous conseille fortement d’aller regarder la compétition sur les meilleurs mots-clés… Car vous pourriez changer de stratégie selon vos objectifs fixés et viser des mots de la “medium tail”.
Lorsque vous avez identifié les mots-clés les plus pertinents de votre industrie, il vous faut les classer en thèmes sémantiques et commencer l’optimisation de votre site Web en fonction de la structure (optimisation en silo)… Mais ceci sera sûrement l’objet d’un autre article!

Si vous avez d’autres suggestions, outils, ou méthodologies à appliquer, n’hésitez pas à laisser un commentaire!

Partager ce billet:
scoopeo:Optimiser sa Recherche de Mots-clés fuzz:Optimiser sa Recherche de Mots-clés tapemoi:Optimiser sa Recherche de Mots-clés nuouz:Optimiser sa Recherche de Mots-clés blogmemes:Optimiser sa Recherche de Mots-clés pioche:Optimiser sa Recherche de Mots-clés del.icio.us:Optimiser sa Recherche de Mots-clés


Publié par Sarah le 20/02/2007 à 19H09 sous Accessibilité, ergonomie
Rien de pire qu’une splash page ! Vous savez, la page d’entrée d’un site où généralement, vous avez le droit à une animation flash qui vous fait perdre du temps et ne vous informe en rien du tout sur le site que vous venez visiter… Ca vous dit quelque chose ?
Et bien, en général, comme le souligne Matt Inman dans son excellent article sur SEOmoz, les clients sont friands de cela ! Pourtant cette technique nuit tant au SEO qu’à l’accessibilité de votre site Internet. Voici les arguments de Matt pour convaincre tout client de ne pas utiliser de splash page :
view demo3.jpg
  • Les robots des moteurs de recherche ne peuvent indexer une page vide !

Les moteurs de recherche scannent le texte se trouvant sur la page pour determiner le thème de cette dernière. Donc si votre page est entièrement en Flash ou d’autres éléments multimédias non lisibles par les moteurs de recherche, il y a de fortes chances que les moteurs de recherche ignorent totalement votre page d’accueil ! Les conséquences de cette configuration est que vous ne vous placerez pas sur vos mots-clés mais plutôt sur un “Click to enter” ou un “Skip intro”… Bref le seul élement texte de votre contenu. Pour preuve vous n’avez qu’à effectuer une recherche sur ces termes-ci… Nombreux sites n’ont pas de textes à valeur ajoutée dans leur contenu et se placent donc sur ces termes là.

  • Et la balise keyword dans tout cela ?

Aucun des moteurs de recherche majeurs (voire mineurs) prennent en considération cette balise, suite aux nombreux abus ces dernières années. Aujourd’hui seuls la balise titre est le contenu de la page comptent votre optimisation SEO.

  • Très bien ! Cachons alors du texte sous l’animation Flash !

Très bonne idée pour se faire bannir :) Les principaux moteurs de recherche ne sont pas dupes et ont même donné un nom à cette pratique : le cloaking. Cette technique consiste à fournir une page différente pour les moteurs de recherche que celle présentée pour les visiteurs de votre site.

  • Le reste de votre site peut rester ignoré par les moteurs de recherche

En effet, si vous n’avez aucun lien de navigation en texte sur votre Splash page, les robots ne pourront accéder à vos pages à forte valeur ajoutée, et donc votre site restera totalement invisible aux yeux des moteurs de recherche… et des internautes !

  • Est-ce utile pour vos visiteurs ?

Pour imager ce propos, Matt Inman prend un exemple donné par Jared Spool de Macromedia, dans un article de MarketingSherpa : “Lorsque nous avons des clients qui souhaitent une Splash page en Flash, nous leur disons d’aller dans un supermarché des environs, accompagné d’un mime. Pour chaque client entrant dans le supermarché demandez à votre mime de faire un petit spectacle distrayant de 2 minutes tout en essayant d’expliquer que le pain se trouve dans l’allée 6 et le lait est en promotion !

  • La plupart des utilisateurs ne visionnent pas votre animation

Faites un petit sondage autour de vous… Nombre d’utilisateurs clique sur le lien “Skip intro”, et ne visionnent donc pas la splash page. NewFlangled, une web agency, a analysé leurs logs et en sont venus à cette conclusion : 25% des utilisateurs quittent la page dès qu’ils découvrent que cela est une splash page.

  • Les connexions à bas débit sont fortement pénalisées par le délai de chargement

Un utilisateur bas débit fermera tout de suite la page surtout si le lien “Skip intro” ou “Enter” n’est pas disponible faute de temps.

  • Le lien “Accéder au site” est redondant et allonge le processus !

En accédant à la splash page, les internautes sont déjà convaincus de vouloir visiter votre site ! Comme l’illustre Matt dans son article, c’est comme si vous ouvrez la porte de votre magasin à un client pour l’amener face à une autre porte à ouvrir ! Ca n’apporte aucune plusvalue, bien au contraire, plus vous allongez le processus, plus vous avez de chance de perdre vos clients potentiels le long du chemin de navigation.

  • Le contenu de la splash page peut être intègré dans la page d’accueil

Dans la plupart des cas, l’animation de la splash page peut souvent être intègrée dans la page d’accueil elle-même, soit en entête (header ou bandeau), ou dans le contenu. Ceci est le compromis idéal entre l’efficacité d’un site en terme de taux de conversion, et le souci d’un graphisme soigné. Il permet aussi d’uniformaliser la navigation en l’affichant directement dès la page d’entrée (ici la page d’accueil), ce qui est bénéfique pour l’usabilité et l’expérience utilisateur. Pour illustrer cette notion, je vous invite à faire un tour sur le site d’un éditeur en ligne (Virtual Paper).

  • Pensez à la navigation… et ergonomie !

Généralement, sur une splash page, vous n’avez aucun ou peu d’élements de navigation, en tout cas, pas ceux que vous allez retrouver sur les autres pages du site. Ceci peut être déroutant pour vos visiteurs qui peuvent se décourager rapidement et quitt er votre site.

Voilà ! Si vous avez d’autres arguments ou contre arguments ! Je les attends avec impatience ! Je suis très d’accord avec l’opinion de Matt (consultante SEO oblige) : mise à part pour le site d’un artiste ou d’un web designer, où la créativité et l’originalité doivent être privilègié, je le déconseille aux autres types de sites, surtout ceux d’entreprise.

Partager ce billet:
scoopeo:Convaincre un client de ne pas utiliser de Splash Page fuzz:Convaincre un client de ne pas utiliser de Splash Page tapemoi:Convaincre un client de ne pas utiliser de Splash Page nuouz:Convaincre un client de ne pas utiliser de Splash Page blogmemes:Convaincre un client de ne pas utiliser de Splash Page pioche:Convaincre un client de ne pas utiliser de Splash Page del.icio.us:Convaincre un client de ne pas utiliser de Splash Page


Publié par Olivier le 02/03/2007 à 10H26 sous Design Web

Parmi les enjeux de la création graphique d’un site Web, le choix des couleurs est un gros morceau. On a beau dire que « les goûts et les couleurs ne se discutent pas », il s’agit bel et bien d’un aspect majeur de l’appréciation intuitive de l’internaute. Il faut donc faire les bons choix, et comme aucun mode d’emploi n’existe, voici quelques points à considérer pour que client et designer soient contents.

La couleur est une science. Mais rien ne vous oblige à être un expert, car c’est avant tout affaire de perception. Si la théorie vous intéresse (et vous avez du goût !), voici une très bonne synthèse en français de la colorimétrie, de la calibration et des autres chromatismes. Plus concrètement, la notion d’harmonie prédomine : le but est quand même de provoquer une réaction positive plutôt qu’une grimace de dégoût !

Les contrastes mènent le bal. Sommairement, les couleurs sont définies par leur teinte et leur luminosité. Un truc que j’ai mis au point : coupler deux couleurs complémentaires. J’utilise une dominante sombre et je la stimule par des touches vives, opposées dans le cercle chromatique. Exemples : bleu foncé et orange vif ou pourpre et vert pomme.

cercle_chromatique.jpg

Ni trop, ni trop peu. Sauf exception, un site Web monochrome (bâti sur une seule dominante) paraîtra sans relief, sans intérêt. À l’inverse, un site bariolé risque de brouiller l’attention du visiteur et de donner une fâcheuse impression d’incohérence. Conclusion : la pauvreté lasse et l’excès fatigue !

Le noir et blanc : une exception. Qu’ont en commun cette peinture rupestre, cette gravure d’Albert Durer, la première photographie et le prix World Press Photo 2007 ? L’indémodable esthétique du noir et blanc, tellement incrustée dans nos rétines qu’on en oublie l’absence de couleurs pour savourer la force des nuances. L’austérité du rendu concentre la puissance visuelle, ramène les formes à leur essence, et dégage un parfum intemporel. Bien exploitées, les 256 nuances de gris perceptibles par l’œil humain s’harmonisent avec (presque) tout.

Aucune couleur n’est à bannir. Mythe : certaines couleurs marchent, d’autres, non. Croire à cet adage vous conduira immanquablement à produire des sites tous semblables, alors qu’on connaît des exemples d’entreprises qui ont bâti une image de marque forte sur des couleurs réputées « casse-gueule » ! Saviez-vous qu’avant l’arrivée de Kawasaki en compétition motocycliste, le vert « portait malheur » sur les circuits ? La marque a adopté un vert pomme impossible à ignorer… et a remporté quelques championnats du monde (quoique là, c’est peut-être aussi une question de pilotage)… Amis européens, connaissez-vous l’origine de l’étrange ocre-jaune-tabac de la Fnac ? À ses débuts, cette « fédération d’achats » disposait d’un budget rachitique, et le choix de couleur s’est naturellement porté… sur l’encre la moins chère ! Quelque cinquante ans plus tard, cette couleur sans nom traverse les modes et symbolise la vision originale de cette entreprise à saveur culturelle.

Créez l’accoutumance. Conclusion logique du point précédent : choisir la même couleur que le concurrent est peut-être rassurant, mais c’est en vous démarquant que vous aurez le plus de chances de laisser votre marque. Difficile à vendre, j’en conviens, mais ça vaut la peine d’essayer !

Gris n’est pas la couleur neutre. En Web, à moins d’avoir une bonne raison, oubliez les aplats de gris. Sinistres. Si vous voulez jouer la neutralité, que vous cherchez à construire une interface rassurante, choisissez un bleu foncé. C’est la couleur qu’on « ressent » le moins. C’est aussi la seule qu’on ne peut pas haïr : ne vous demandez plus pourquoi tant de banquiers, d’assureurs et d’administrations l’ont adoptée !

La mode a sa place, le classicisme aussi. Si votre démarche de conception commence par la question « quelle est la couleur à la mode cette année ? », soyez conscient que votre design sera aussi éphémère qu’un défilé de mode. Il est crucial de mesurer le positionnement visuel de votre site sur l’axe originalité vs. confort. Disons que si vous vendez des skateboards extrêmes à Los Angeles, votre public sera plus sensible à l’immédiateté que si vous proposez des assurances pour les ainés !

Nothing is the new black. Noir, c’est noir, et les chats ne sont pas des chiens. En un mot, ne suivez pas aveuglément les gourous de la tendance : ils sont payés pour vous embrouiller. Les courants passent, mais l’inspiration ne s’use jamais. Et si le secret du webdesign tenait en un mot, il serait connu (peut-être même que je vous le dirais).

N’ayez pas peur du noir. Un fond de page blanc ne fait bondir personne. C’est une solution tellement éprouvée que 95 % des contenus texte sur l’Internet se présentent ainsi. Un fond noir, c’est autre chose. Un danger, une angoisse qui surgit de la petite enfance, comme un monstre du garde-robe. Pourtant, une page noire peut être un écrin qui mettra en valeur des images, par exemple. Le noir aspire la lumière et fait briller ce qu’on y pose, c’est pourquoi tant de photographes, d’illustrateurs, de designers et de peintres lui confient leur portfolio.

Vos couleurs peuvent vivre sur le Web. Le client dont vous concevez le site possède déjà ses couleurs « corpo » ? Au moins un logo ? Exploitez ce patrimoine graphique ! Je ne dis pas que si le logo est rouge, le site sera rouge, mais que les couleurs préexistantes ne doivent pas être ignorées. On a déjà vu des sites d’entreprise où le logo semblait être un intrus. Dommage.

Le message d’abord. Avez-vous quelque chose à dire ? Assurez-vous donc que l’internaute puisse le lire ! En plus de votre capacité d’observation individuelle, certaines études ont été menées pour déterminer les associations de couleurs à favoriser ou à éviter pour maximiser la lisibilité.

La couleur hiérarchise l’information. Un fond coloré donne à son contenu une certaine force, selon sa luminosité (mais pas forcément du clair au foncé) et sa saturation (généralement du terne au vif). De la même façon, il est impressionnant de voir comme la teinte d’un texte peut le détacher du reste du contenu.

Web safe is out. Ou, formulé positivement : en 2007, 16 millions de couleurs sont « web safe ». OK, c’est beaucoup trop, votre œil n’en perçoit que 32 000. Le nombre de couleurs utilisables en Web n’est donc plus vraiment limité par la capacité logicielle, mais plutôt par la perception optique humaine. Si votre client était une mouche, ce serait très différent…

Les laptops sont daltoniens. Soyons réaliste : une proportion grandissante d’internautes naviguent sur un ordinateur portable. Et sur la grande majorité de ces diaboliques machines, on ne perçoit correctement les couleurs et les contrastes qu’en se positionnant au pixel près sur l’axe perpendiculaire à l’écran. Et encore. Faut-il brûler les laptops ? Oui Non, mais on gardera à l’esprit que le subtil dégradé sur lequel on a passé deux heures sera invisible pour certains.

À chacun ses goûts. Je sais, c’est un peu paradoxal de finir comme ça, mais on ne doit pas oublier que toutes les théories ci-dessus trouvent leur limite dans l’aspect intuitif de la perception. Préparez-vous à des commentaires de type « j’aime pas le vert », voire même « eurk ! ». Alors si le client n’achète pas votre « fuschia néodécadent », vendez-lui autre chose…

Partager ce billet:
scoopeo:Les couleurs du Web : mythes et réalités fuzz:Les couleurs du Web : mythes et réalités tapemoi:Les couleurs du Web : mythes et réalités nuouz:Les couleurs du Web : mythes et réalités blogmemes:Les couleurs du Web : mythes et réalités pioche:Les couleurs du Web : mythes et réalités