Conférence de Avinash Kaushik à “The Art of Marketing”

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Posté par Nicolas Cliche à 15:52

Hier avaient lieu les conférences The Art of Marketing avec entres autres Seth Godin, Avinash Kaushik et Mitch Joel. J’étais vraiment enthousiaste à l’idée d’entendre Seth Godin dont j’avais lu le livre “Permission marketing” en Maîtrise (et je le recommande fortement). Avinash Kaushik est également un leader dans un domaine que j’affectionne particulièrement. Je n’ai pas été déçu, Seth était motivant et ma grande découverte fut Max Lenderman qui a livré plusieurs exemples concrets sur la façon dont les marques doivent être authentiques notamment au travers l’expérience que l’on peut vivre avec elles (par exemple lors de la visite d’un Apple Store dans le cas d’Apple).

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Voici alors un résumé de la conférence d’Avinash que j’aurais dû publier en live blogging mais le Wifi n’était pas disponible gratuitement (même avec le prix élevé des conférences). Je n’ai pu mettre en ligne cet article hier, j’ai donc décidé de le retravailler un peu et de décrire les grandes lignes de la conférence.
Il mentionne en introduction qu’il aime lire les commentaires suite à ses conférences, je me demande s’il pourra lire ceux-ci en français :P .

Ses livres : Auteur de web analytics 2.0 et web analytics: an hour a day
Son blogue: Occam’s Razor
Son emploi : Évangéliste pour Google analytique.
Sa philosophie : Prône l’investissement dans des analytistes talentueux pour un succès à long terme.

Le but d’être ici et d’assister à sa conférence est d’être moins « pourri » (« suck less ») dans notre travail d’analyse du web. Voici alors quelques exemples permettant de changer notre façon de voir tout en minimisant le risque lié à un tel changement.
Ou : slash > burn > re-imagine….
Burnnnnn! (Il aime mettre de l’emphase sur de telles déclarations et c’est ce qui fait son charme et son charisme).

Première histoire : Son livre
Il nous raconte l’histoire de la création de ses livres, dans la mesure où l’on veut faire un livre de son travail. « Vraiment, c’est pourtant gratuit sur mon blogue… »
« Et c’est difficile à croire, mais les gens à travers le monde aiment payer pour des trucs gratuits… » Son livre a été écrit en plusieurs langues, ce qui lui a rapporté plusieurs centaines de milliers de dollars qu’il a redistribué à des organismes.
« Internet est bien car on fait ce que l’on aime et cela se tourne en argent :) »
Son truc : écrire quelque chose toutes les deux semaines (juste 300 mots), qui apporte de la valeur à son public qu’il offre gratuitement. Il faut donc changer notre façon de penser…

Deuxième histoire: Groupon
Il débute en demandant si tout le monde connait la compagnie Groupon.com et il est surpris que non (« est-ce qu’on est en Iowa? »)…
Ce site permet à des utilisateurs de solliciter d’autres utilisateurs qui veulent acheter le même produit pour se mettre ensemble afin de bénéficier d’un rabais.
« Quoi en 2009, un autre coupon site? »

En implantant les meilleurs pratiques sur le web soit :
1 Une expérience utilisateur simple… même un bébé pourrait s’y retrouver
2 (manqué, désolé ça va vite quand Avinash parle)
3 Un modèle d’affaires clair

Ce site est devenu la compagnie Internet générant 1 milliard de revenus le plus rapidement (en 27 mois…), soit plus vite que Google ou Facebook!
Il met l’emphase sur l’argent que ce site produit… “It is OMG Maketing (power by data)

Web.data.revolution
« J’aime les données, car cela nous permet de faire des choses incroyables avec cette plateforme que l’on appelle l’Internet. » - Avinash Kaushik
Il est facile de se demander si on est trop stupide pour ne pas utiliser sur les données que cela génère. On devrait plus toujours  «focuser» sur les résultats. « J’aime faire de l’argent et rendre les gens heureux… »

Voici un modèle simple d’analyse en étape que tout le monde devrait implanter:
1 Le Quoi - What ( “clickstream data”)
2 Le Combien - How much  (“multiple outcomes analysis”)
3 Le Pourquoi - Why  (l’experimentation, sondage, etc)
4 Le Quoi d’autre - What else (ou l’intelligence compétitive)
Si on a les données des compétiteurs, les utiliser pour les battre.. (plein de rires dans l’assistance)

C’est facile d’être pourri sur Internet…
Hits:  « How idiots track success »
Bounce rate (ou taux de rebond) : “I came, I puke, I left

Il faut mesurer comment nos visiteurs agissent et non pas seulement comment ils sont venus sur le site.
Par exemple, un visiteur n’entre pas seulement sur la page d’accueil (Google et Bing font en sorte de multiplier les points d’entrée)… il faut aussi regarder la performance des « landing pages » et évaluer si elles remplissent les objectifs des différents utilisateurs.
Il montre alors rapidement comment analyser des données de Google Analytiques… tout en plaçant subtilement que les visiteurs en provenance de Google sont à prendre en considération!

Ensuite comme exemple, il va sur Bing pour faire la recherche d’un SUV moins dommageable pour l’environnement afin de nous montrer des exemples de mauvaises « landing pages »… (On ne se demande pas pourquoi il utilise alors Bing et non Google, probablement pour ne pas abaisser les résultats de son entreprise préférée).
Il va sur chacun des résultats et il « puke » en naviguant d’un site à l’autre. Les exemples sont très québécois ce qui démontre son souci d’adapter sa présentation à son auditoire! Merci!

« Tous ses sites sont POURRIS » (Wow, toujours vraiment intense)
Il finit par nous montrer un site d’un adolescent qui fait alors mieux puisqu’il offrait enfin une comparaison entre plusieurs SUV.

Important:
If possible, don’t stink
Fix thing everyday
Can’t improve 1 thing by 1000% but you can fix 1000 things by 1%

Ensuite, il démontre que tout le monde n’est pas pareil… tout le monde est différent et tout le monde a  des motivations différentes de venir sur ton site! Il faut segmenter!

Donc on ne veut pas simplement regarder le nombre de pages vues ou le nombre de pages par visite, il faut regarder qui navigue le site en profondeur et d’où ces visiteurs proviennent.
Exemple, si on regarde tout ceux qui ont vu 3 pages sur le site, avec Google analytique on peut facilement créer un segment unique et  constater quels mots clés ont été utilisés.

Un autre truc :
Tu peux comparer le type de contenu présent sur son site et le comparer avec les contenus les plus visités afin d’enligner cette production de contenu.
Un problème fréquent sur tous les sites :
Le but du site et l’intention des clients sur le site ne sont pas reliés. Avec les données, on peut rapprocher les deux bulles afin de créer une situation gagnante – gagnante.

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Credit: Avinash Kaushik

Encore un truc (et c’est pour cela qu’on aime ses conférences) :
Segmenter les visiteurs ayant généré les ventes les plus élevées afin de comprendre qui sont-ils et comment je peux en attirer plus!
Il faut arrêter de voir son site comme plein de monde, mais comme plusieurs segments… « Tu vas faire tellement plus d’argent… »
« Segment or die :) »
Disons qu’un patron regarde toutes ces conversions et s’il répond « ok on achète plus de pub à la télévision », c’est souvent la faute de l’analyste qui n’a pas réussi à démontrer les bonnes statistiques…

Son blogue
Dans son cas, sa femme est sa patronne!
Il écrit sur son blog tard le soir après avec fait ses devoirs familiaux mais il doit quand même convaincre sa femme sur les raisons pour lesquelles il passe autant de temps à écrire.
Il lui répond «  car je suis big » mais ça elle s’en fout. Cela démontre bien qu’il faut trouver des données significatives à présenter à la personne qu’il faut convaincre.  Quand il lui montre les visiteurs en provenance de pays différents sur son blog, c’est déjà plus significatif pour elle!

Il présente ensuite les buts qu’il a mis dans son outil d’analyse sur son blog :
1 Consulter tous ses articles,
2 Voir sa page À propos,
3 Regarder sa page « speaking engagement »,
4 S’inscrire à son feed RSS
Comme son but ultime est d’améliorer son image de marque personnelle, il veut mesurer l’engagement des visiteurs pour son blog. Alors que les 80 000 visites par mois qu’il obtient sont comme un « one night stand » ce qui l’intéresse, ce sont plutôt les 45 000 abonnés à son feed RSS. « Ça, c’est de l’amour envers toi! »
On comprend qu’il est important de mesurer plusieurs buts et pas seulement ceux étant directement liés à un retour en argent. On peut alors voir que des sources de trafic sont meilleures pour générer un retour tangible et que d’autres le sont moins.
« Le revenu est bon mais la valeur économique est dieu… »


La mesure des médias sociaux :

Il faut quitter le vieux paradigme du « shout marketing » où le but est de “crier” à  notre cible un maximum de fois (comme c’est le cas à la radio et à la télévision) afin de passer au marketing de conversation.

Alors qu’avant la communication était faite de la compagnie vers la cible, avec l’Internet cette communication est dans les deux sens. Et maintenant avec les médias sociaux, les utilisateurs vont même à parler dans le dos des compagnies (communication client à client), ces compagnies ayant alors moins d’influence sur eux!
Il montre alors que le compte Twitter de Telus ne comprend pas encore bien comment utiliser la plateforme.

Il faut apporter de la valeur à la conversation (thème récurrent dans chacune des conférences) afin d’avoir un retour de la part des consommateurs! Déjà voir des réponses à d’autres utilisateurs dans le « feed twitter » d’une compagnie est un bon signe (voir le compte Twitter de Blackberry)

Sur facebook aussi on crie encore beaucoup trop! Redbull a bien compris comment utiliser la plateforme. Sur Facebook on veut perdre du temps et rencontrer des amis, ok alors Redbull met de l’avant ses athlètes et nous donne la chance de regarder des vidéos et jouer à des jeux!

Bref, il faut penser différemment et vouloir mesurer son succès. Il termine la présentation avec un modèle pour établir des KPI complets, mais beaucoup trop complexes à résumer ici! J’espère que vous avez pu avoir une bonne idée de ce à quoi une présentation d’Avinash peut ressembler! À voir au moins une fois dans sa vie :)



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Avinash Kaushik, Google Analytics, the art of marketin





2 Commentaires

  • Avinash Kaushik a dit le 1 octobre 2010 à 16:11 :

    Il s’agit d’un excellent résumé Nicolas. Je suis impressionné que vous pouvez écouter et à écrire tout ça en même temps!

    Je suis heureux que vous avez trouvé la présentation à la valeur. Merci pour les commentaires.

    Avinash.

  • Nicolas Cliche a dit le 1 octobre 2010 à 16:15 :

    Wow, moi je suis assez impressioné par la rapidité de ce commentaire et dans la façon dont vous vous exprimez en Français!

    Merci

    Nicolas

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