
Le Québec fait figure de parent pauvre au niveau des extensions de noms de domaine, ne possédant pas une extension générique de premier niveau pour différencier les sites uniquement québécois des sites canadiens. L’extension de premier niveau pour le Canada étant le .ca, il est impossible pour un site québécois de se démarquer d’un site pan-canadien à l’aide de son extension. Comme le dit si bien le slogan du CIRA (l’organisme en charge des points .ca), «Rien ne fait plus canadiens que le point-ca.» Canadien oui, mais comment fait on pour différencier un site qui s’adresse à tout le Canada d’un site qui n’a d’intérêt qu’au Québec ?
J’entends déjà vos murmures, et le qc.ca alors ?
Le .qc.ca n’est pas une extension générique de premier niveau. C’est tout simplement un niveau ajouté par le CIRA pour permettre les extensions provinciales. Le plus gros problème du .qc.ca est que vous devez posséder le .ca correspondant pour créer le .qc.ca. Si on voudrait, par exemple, créer fleuriste.qc.ca pour un fleuriste québécois, nous devons posséder le .ca. Ce qui fait que pour la plupart des noms génériques, ils est quasi-impossible d’avoir un nom de domaine provincial. La seule exception qui existe est de parvenir à une entente avec le propriétaire du nom de domaine en question afin qu’il nous donne la permission d’utiliser l’extension provinciale. Compliqué non ?

Il existe un projet afin de lancer une extension générique de premier niveau pour le Québec, le projet PointQuébec. Hors de toute considération politique, le .quebec nous procurerait un avantage certain pour développer plus de domaine générique 100% québécois. Ils sont d’ailleurs présentement à la recherche d’appui pour le projet qu’ils présenteront au congrès de ICANN (l’organisme en charge de la gestion de toutes les extensions de domaines) à Bruxelles dans quelques jours. Je ne peux que vous conseiller fortement de prendre le temps de remplir le formulaire d’appui sur leur site web.
Un exemple de ce genre d’extension générique de premier niveau existe déjà, le .cat qui sert pour les sites en catalan. Offert depuis 2005 et approuvé par l’ICANN, cette extension de domaine est très utile pour les personnes parlant le catalan, permettant immédiatement de savoir que le site sera écrit dans leur langue puisque seuls les sites écrits en catalan ou faisant le promotion de cette culture peuvent avoir un nom de domaine dans cette extension.
Les avantages au niveau Affaires sont évident, il est beaucoup plus facile pour les consommateurs de différencier les compagnies québécoises des compagnies françaises dans les résultats des moteurs de recherche et cela simplifie le travail des moteurs de recherche pour bien géolocaliser les sites web. Cela permet moins de résultats de France dans les SERPs québécoise et donc une amélioration de la qualité et de la pertinence des résultats. De plus, avec l’attention de plus en plus grande portée aux résultats de recherche locales, cela contribue à l’amélioration du contenu local.
Souhaitons la meilleure des chances au groupe PointQuébec à Bruxelles !
- 6 Raisons pour Investir dans les Noms de Domaines Canadiens (.ca)
- L’achat de nom de domaine francophone
- Résumé SES Toronto 2009 : jour 1 partie 1
- Analyse du référencement des sites des partis politiques fédéraux
- Comment Acquérir des Liens avec une Forte Autorité?





































Marc a dit le 14 juin 2010 à 11:39 :
Pourquoi .quebec et non .qc? D’ailleur le . qc avait été demander par biais d’une pétition en 2008 et le représentant de l’ICANN avait a dit «there is a lot more to obtaining a TLD then petitioning ICANN.» (source: http://www.domainnews.com/en/quebecois-separatist-wants-.qc-tld.html)
Nicolas Cliche a dit le 14 juin 2010 à 11:57 :
@Marc
Pour avoir un TLD de 2 lettres il faut répondre à un de ces critères:
1) Être un pays
2) Être une île
3) Avoir son propre système de poste
Ce que Québec n’est pas…
C’est un peu drôle aussi de dire .QBC
De là l’idée du .québec
Maxime Jobin a dit le 14 juin 2010 à 12:22 :
Je comprends l’idée, mais je trouve que c’est une extension un peu trop longue.
Quand on pense à la mobilité (et donc le fait qu’il soit moins évident de taper une adresse sur un petit clavier), une extension comme .quebec n’aide en rien. Dans cette optique, j’aime bien le .qbc malgré la sonorité de la prononciation.
BigBoss a dit le 15 juin 2010 à 08:28 :
A-t-on vraiment besoin de cela ? Je ne pense pas… Je me suis borné à dire qu’une telle extension n’a aucun valeur ajouté dans la mesure où on pourrait aisément connaitre et reonnaître l’entreprise / l’organisation ( soit par la langue (FR donc c québecoise c pas diffi non ?!!!) / soit en appuyant sur le bouton contact). Avec de surcoît les numéros de tél qu’on les voit maintenant même dans les pages d’accueil sous prétexte d’un SEO!!!, il est simple comme bonjour de savoir l’origine du site. Je crois savoir que ces sujets sont des sujets subalternes qui n’ont aucune importance dans le domaine web ….
Lucio Flavio a dit le 21 juillet 2010 à 15:34 :
J’aime mieux .ca.qc
Comme ça on serait dans la même direction que la plupart de pays au monde.