C’est un fait bien connu que la Terre est le centre de l’univers, et par extension naturelle de ce raisonnement, les États-Unis sont le centre de la dite Terre (pour être parfaitement exact, le centre de l’univers est Tulsa, Oklahoma. Duh).

En tant que Canadien, je suis d’accord avec cela - il est très difficile de me perturber. En tant que SEO, j’ai toujours été un peu ennuyé de savoir que l’index américain de Google a comme adresse Google.com.
Oui, oui, je sais que Tiper, le chien de Al Gore, a inventé Internet, et que le monde entier doit remercier les Etats-Unis d’Amérique pour leurs nombreuses inventions comme la tarte aux pommes (qui était en fait initialement importée par les Espagnols à la fin du 19e siècle - source). Mais cela donne-t-il le droit de s’octroyer l’index international de Google? Eh bien oui! Ils l’ont fait au début de 2008, et ils n’avaient tout simplement pas l’intention d’en parler.

Initialement, Google.com n’affichait que les résultats des recherches effectuées à l’intérieur des États-Unis en apposant un filtre qui triait les sites non-grata, c’est-à-dire autre que “ricains“. Puis vers janvier 2008, Google a commencé à instaurer les résultats ciblés géographiquement selon les IPs des usagers… Partout dans le monde, les index locaux ont commencé à proposer des résultats différents que l’on soit à Sully-sur-Loire ou à Wemindji (oui, oui ca existe et c’est au Canada!). Donc, pour ainsi dire, l’index de Google.com est différent pour chacun d’entre nous, et pour ceux qui veulent viser le marché de recherche américain, il vous est plus difficile de vous classer dans l’index US. Bref, un an plus tard, cela continue de marcher comme ca et il ne semble pas que c’était une erreur (au grand dam de nombreux webmestres qui ont perdu des classements aux États-Unis), et la tendance ne va… nulle part. Google est fier de son indice de camouflage international.
Donc, voici ce que nous avons :
• Google.ca a son propre index très canadien
• Google.com recherché à l’intérieur du Canada, un index de type canadien
• Google.com recherché à l’intérieur des Etats-Unis d’Amérique, un de type États-Uniens (anti-canadien? anti-français? anti-monde??)
Qu’est-ce que doit faire un petit garçon lorsque son site, qui sert fidèlement un public international, est marqué par Google comme étant associé à un pays autre que les États-Unis d’Amérique?

Il n’existe pas de règles pour régir l’index auquel votre site est le plus fréquemment associé. L’idée la plus probable (comme c’est le cas avec de nombreuses décisions de Google) est celle selon laquelle un ensemble de variables contribuent à la détermination de votre géolocalisation, tout ceci enveloppé dans l’obscur algorithme. Ce problème afflige un grand nombre de sites .com destinés à un public international. Dans certains cas, les différences entre les classements du .com américain et du .com canadien sont massives.
Il est justement assez facile de savoir si un site est lié à l’index canadien de Google, en regardant s’il est mieux classé sur que Google.ca. que sur le .com, et encore mieux classé sur les « pages au Canada », vous avez un site Canuck.
Mais comment faire plus changer de “pays”? Voici une liste de variables qui selon mon humble avis, vous aidera à reprendre le contrôle de votre géolocalisation.
1) Réglages pour l’emplacement géographique dans Webmaster Central
Les sites Web qui se sont enregistrés via Google Webmaster Central ont la possibilité d’associer leur site Web avec un emplacement géographique. C’est une nouvelle option fournie par Google, et bien évidemment elle doit être considérée comme une tâche prioritaire pour tout site qui voudrait faire une entrée dans l’index américain de Google.com.
Mais il convient de se demander si cette action a-t-elle un impact négatif sur mon classement dans les autres index.. La réponse est oui… Google déconseille de spécifier la zone géographique si le site en vise plusieurs. Donc à manipuler en connaissance de cause!
Poids présumé: 4 / 5
J’aimerais donner un 5 / 5, mais le fait de ne pas pouvoir choisir plusieurs régions m’ennuie un peu.
2) Lieu de l’hébergement de site web

Si un site est hébergé dans un pays en dehors des États-Unis, Google le considère basé dans la même région. Ce n’est certainement pas une variable absolue, car il y a en effet des sites Web hébergés au Canada qui sont tout de même bien référencés dans l’index des États-Unis Google.com.
Dans le passé, cette variable semblait jouer davantage un rôle de premier plan -
d’après mon expérience liée au référencement de sites dans une variété de pays d’Europe, cette variable avec beaucoup de poids en 2004. Une fois que Google a réalisé que les entreprises choisissent leur hébergement en fonction du prix plus que du confort physique, et que les sociétés d’hébergement, en toute logique, ont voulu être en mesure de proposer leurs offres comme étant applicables et utilisables par les entreprises en dehors des frontières de leur pays. Si, toutefois, vous planifiez de mettre votre site en ligne, vous devriez considerer de l’heberger au plus proche de votre marché cible.
Poids Présumé: 2/5
3) Profil de liens de sites Canadiens vs de sites Américains
Une variable que Google est susceptible de considérer comme importante est le «profil de liens» du site - c’est-à-dire dans notre cas, la “nationalité” des sites Web qui offre un lien vers le domaine en question. Si une grande partie des liens entrants proviennent de sites qui sont eux-mêmes associés à une région spécifique (ahh raisonnement classique de Google), cette association de région va être transférée au domaine en question.
Google place en effet une grande partie du poids sur cette variable puisqu’elle est formée relativement indépendamment du contenu du site lui-même.
La seule solution, c’est de bâtir des liens entrants qui sont liées à la région désirée jusqu’à ce qu’un ratio suffisamment important est atteint pour être associée à la région visée.
Poids présumé: 4/5
4) Langage sur le site géographiquement localisé
Si un site Web fait référence à une région spécifique de nombreuses fois dans son contenu, Google doit logiquement présumer que le site est orienté vers un public de cette région.
Si vous êtes toujours à parler de l’Albanie, Google suppose que votre public est albanais.
C’est un processus trop logique pour donner plus d’explication… Je pense que vous avez compris!
Poids présumé: 3/5
5) Les adresses postales présentes sur un site
De la même manière que le point précédent, une société qui proclame sa présence physique sur le site dans une région spécifique fournit des informations de géolocalisation évidente.
N’ayant que peu de variables pour déterminer la géolocalisation d’un site, je pense que Google attribue une certaine importance (trop à mon sens) à celle-ci. En effet, étant dans une ère de mondialisation, les multinationales s’implantent partout mais toujours est-il qu’il n’existe en général qu’un siège social associé à une seule et unique adresse!
Poids présumé: 2/5
6) Le listing dans Google Local

Les entreprises peuvent s’inscrire auprès de Google Local – l’intention présumée étant de fusionner les données de localisation des entreprises avec Google Maps, et fournir un ensemble de résultats en haut de la page de résultats de recherche lorsque cette société est en requête. Même si une société ne dispose pas d’un magasin, il est possible d’enregistrer l’entreprise et de fournir des informations spécifiques sur la localisation. Ceci est tout à fait raisonnable, les gens ont besoin de trouver votre bureau même si vous ne vendez pas.
Une fois encore, ce sont de solides informations sur la localisation que Google pourrait surévaluer en indiquant l’audience d’un site Web, alors qu’en fait la seule chose qui soit vraiment indiquée est l’emplacement physique d’un bureau. C’est difficile de prévoir la pondération, mais d’après mon expérience, cette variable semble jouer un rôle trop important pour ce qu’elle est.
Poids présumé: 3/5
Dans l’ensemble, le point important de la question de la géolocalisation est la conception que Google a de la relation entre une société et de leur public cible. L’Amérique du Nord serait un marché cible beaucoup plus exact pour des dizaines de milliers d’entreprises aux États-Unis et au Canada, mais cette région n’est pas une option (encore?) dans les Outils pour les webmestres.
Il en va de même dans le cas d’autres pays - les fabricants de puces en Belgique n’ont pas de marché au-delà de leurs frontières? Les chaussures en Irlande ne sont-elles pas destinées à la vente au Royaume-Uni?
Cette question reste encore en suspens chez Google ! Dans tous les cas, cela mine les efforts de Google dans l’affichage de résultats pertinents géolocalisés malgré l’implantation de l’option dans Google Webmaster Central qui n’a pas encore la flexibilité de servir correctement une énorme partie du «World-Wide» Web.
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Eric Baillargeon a dit le 12 mars 2009 à 18:58 :
Je n’ai pas vraiment le temps de réfuter plusieurs points de ce billet, mais par contre la géo-location des liens externes est totalement dans le champs. Désolé mais j’ai plusieurs statistiques pour le prouver comme le cas le plus extrême étant un lien du W3C qui a fait passé un site hébergé au Québec du PageRank 4 à 7 lors de la mise à jour de ce Pagerank.
J’ai pu aussi vérifier ce fait chez quelques clients médias en France ayant 2-3 millions de VU par mois et lors de nouvelles touchant Obama dans les derniers 6 mois leur traffic et aussi leur autorité grippait en flèche.
Sarah a dit le 12 mars 2009 à 20:28 :
@Eric Baillargeon.. Ce billet ne reflete que l’experience de Naoise et je pense pas qu’il s’erige en dieu
Concernant le profil de liens, nous aussi nous avons fait nos experiences et nous avons fait indexer un site qui se positionnait extremement bien sur Google.ca anglais et aucunement au Etats-Unis, dans l’index americain (Google.com avec la variable US), grâce a l’augmentation du ratio. Nous avons du faire le meme exercice en francais ou un site purement québecois/montréalais se positionnait dans la premiere page pour son terme le plus important sur google.fr et non sur google.ca-FR. Nous avons inversé la tendance et avons obtenu des liens purement québecois ce qui l’a fait glisser sur google.fr mais augmenter son positionnement sur google.ca FR.
L’article ne parle en rien du transfert de PageRank ou de l’augmentation du traffic… Il ne parle bien que de geolocalisation et de son impact dans l’indexation du site… cela ne parle ni de positionnement, ni de transfert de pagerank ou autre.
Bref, peut-etre as tu des questions concernant l’article, donc, si tu as le temps, fais-les nous partager
On te repondra avec plaisir
Eric Baillargeon a dit le 12 mars 2009 à 21:54 :
Je ne m’érige pas en dieu, et je me trompe aussi de temps à autre, mais l’emploi des paramètres de géo-location &GL= et du langage d’expoitation de l’ordinateur &HL= remet les statistiques globales et ne fausse plus les données dans 99%.44 des cas selon le savon Dove et vous donneras des statistiques plus justes qui corresponderont aux statistiques de vos clients plus fidèlement
Francis Vallieres a dit le 13 mars 2009 à 08:53 :
@ericbaillargeon Je ne vois pas le lien entre l’augmentation du PageRank via un lien du W3C et l’augmentation du positionnement local d’un site. Bien sûr que le lien du W3C va aider le site à se positionner localement, tout comme il va l’aider à se positionner internationalement du à l’augmentation globale du linkjuice et de l’autorité du site via son lien du W3C. Le cas donc Sarah parle dans son commentaire précédent est un cas ou un site québécois se trouvait dans le top 10 de google.fr sur un mot-clé aussi compétitif que “assurance” alors qu’il n’apparaissaient pas du tout sur Google Ca-FR. Le site étant québécois, hébergé au Québec et avec l’adresse physique de la compagnie sur la page d’accueil (ainsi que dans plusieurs répertoires locaux que Google consulte entre autres pour Google Local). Bien sûr que nous utilisons les attributs gl et hl pour voir les positionnement, d’ailleurs j’utilise un browser vierge uniquement pour cela (pour éviter les positionnements personnalisés). Le problème avec les tests du genre est d’isoler les facteurs précis qui influencent les résultats. Obama n’a rien à voir avec tout çà…
Guillaume Bouchard a dit le 14 mars 2009 à 09:24 :
Même chose pour moi, j’aimerais beaucoup comprendre le lien entre le PR flow, un lien W3C, Obama, et 2-3millions de UVs par rapport avec le ranking qui est différent sur Google.ca EN / Google.com US / Google.com International.
Il n’y a juste aucune relation.
Guillaume Bouchard a dit le 14 mars 2009 à 15:55 :
Petite explication supplémentaire que j’ai posté aussi sur le site d’Éric Baillargeon:
Les résultats avec Google.ca EN (http://www.google.ca/search?hl=en&q=earthquakes&meta=), Google.com International, donc si tu n’es pas aux USA (http://www.google.com/search?hl=en&q=earthquakes&aq=f&oq=) et Google.com US (http://www.google.com/search?hl=en&q=earthquakes&aq=f&oq=&gl=us) sont 3 résultats qui donnent des résultats très différents chez des clients et très similaires chez d’autres, principalement lorsqu’on arrive vers le top5 des résultats.
Si on regarde le résultat “EarthQuakes”, sur Google.ca EN on a des résultats plus canadiens car ce sont des sites qui ont un profil de liens plus canadiens, si tu regardes Google.com International (sans le &GL=us parameter) tu as des résultats internationaux dont un au UK en 9e, alors que sur Google.com US tu n’as que des résultats US dans le top10.
Cela prouve que la géolocation des liens est importante et a un impact sur ton ranking sur chacune des 3 moteurs (google.ca, google.com us et google.com international)
Eric Baillargeon a dit le 16 mars 2009 à 20:49 :
Désolé pour le temps mais j’aime bien prendre du concret solide comme exemple :
- Assurances et Google.fr et Google.ca
Google.fr positionne premier http://www.monassurancepret.com qui est hébergé au Canada mais sur assurance hypothécaire et Google.ca ne le liste pas dans les 100 premiers résultats.
Donc si je me fis à ce billet c’est les liens de FRANCE qui positionnent si bien monassurancepret.com sur Google.FR… Sauf que sur les six liens qui pointent à l’heure actuelle (sur Yahoo et Link Harvester) 4 sont du Canada (dont Cyberpresse) 1 des États-Unis et 1 seul de France?
Eric Baillargeon a dit le 16 mars 2009 à 21:04 :
En passant Guillaume pour la virgnité de ton browser, pas besoin de changer de fureteur le condom est l’opérateur &pws=0 qui lui redonne sa virgité des ses 14-12- disons 8 ans maintenant
Francis a dit le 17 mars 2009 à 09:36 :
C’est vraiment pas pour ostiner mais l’assurance hypothécaire n’existe pas en France, pas sous ce nom en tout cas. Cela explique pourquoi la quasi-totalité du top10 soit canadienne sur Google France. Et si tu regarde le profil de liens des sites qui se positionne au Canada, ils ont tous la caractéristique commune de ne posséder aucun lien provenant de France (si on élimine les annuaires bidons). Donc pour la France, cette requête n’est pas compétitive du tout et quelques liens de France suffirait à faire positionner un site en première place sur Google.fr (ce qui n’a de toute façon aucune importance puisque qu’il n’y a pas de trafic sur cette requête).
Eric Baillargeon a dit le 17 mars 2009 à 10:33 :
Alors comment expliquer la 14e position avec produits assurance prêt en France et ne pas le trouver dans les 100 premiers au Canada ?
Francis Vallieres a dit le 17 mars 2009 à 11:18 :
Encore la tu prouves le point de Naoise, observe comme il faut les liens du site. Il existe un lien de France (sur center-blog). Les autres liens sont en nofollow ou dans le cas de CyberPresse, probablement un lien publicitaire mal interprété par Yahoo. Il reste quoi comme liens ? Le lien de plbabin.com qui est un site francophone hébergé aux États-Unis. Et effectivement si on regarde sur Google Canada Anglais, ou trouve le site en 23ième position. http://www.google.ca/search?hl=en&pws=0&q=produits+assurance+pr%C3%AAt&start=20&sa=N
Quelques liens purement canadiens et francophones résoudrons le problème