Vers où évoluent les stratégies sur le web? Retour sur RDV Web

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Posté par Alexandra Bonan à 02:38

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La première édition de RDV Web, l’événement des professionnels des communications interactives au Québec, a eu lieu hier. Toute l’industrie était présente ou presque avec plus de 700 participants, le programme était très dense, 3 ateliers au choix et des conférenciers de qualité inégale. La question qui nous a tous titillé pendant cette journée était bien sûr : Vers où évoluent les stratégies sur le web ? C’est ce que je vais tenter d’expliquer.


Et pour commencer, quelques statistiques qu’il est utile de rappeler

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Oui tout le monde le sait, Internet est passé de média émergent à média dominant depuis sa création il y a 5000 jours dixit Kevin Kelley. La croissance du web est exponentielle : un canadien francophone passe 481 minutes sur internet par semaine contre 610 minutes pour les anglophones. 561 minutes pour les femmes canadiennes et 948 minutes pour les 18-34 ans. Autre constat : 62% des canadiens sont équipés d’un cellulaire, seulement 8% ont un smart phone et 6% d’entres eux ont accès sur Internet avec leur cellulaire. «Internet is imperative», voila ce qu’il faillait retenir de la présentation de Rob Young de PHD Canada sur l’utilisation des médias au Canada.

Et sur Twitter : carocloutier: indeed RT @amelancon: #rdvweb Rob Young : données très intéressante, mais PAS à transmettre devant grande assistance

Quel est l’avenir pour les modèles d’affaires sur le web?
Un des forts moments de la journée, ce débat a suscité de vives contestations sur le devenir des agences de pub. À commencer par           «Comment évaluer la valeur ajoutée apportée par un client?», une question soulevée par Jacques-Hervé Roubert, président de Nurun. Aujourd’hui, on constate que les clients travaillent de plus en plus de pair avec les agences, le cas de Tourisme Montréal et Sidlee par exemple. Ce qui remet en question le degré de liberté du client car «Comment mesurer une campagne si elle est changée par le client?». Il en va de même pour la rémunération, «Comment une agence doit-elle se rémunérer aujourd’hui? Par honoraire?». Quand on sait que le temps passé pour créer une fanpage sur Facebook n’est pas le même que pour lancer un site web mais qui pourtant va générer autant de trafic.

Un modèle d’affaires qui vaut de l’or est évidemment celui créé par Google qui génère du profit grâce aux revenus publicitaires tout en proposant aux internautes un service gratuit. L’article «Les modèles d’affaires du 2.0» me parait très pertinent et il répond bien aux problématiques soulevées durant le débat.

En effet, les modèles d’affaires des sites web 2.0 sont pour la plupart gratuits. Leur rentabilité repose sur la capacité à valoriser le trafic et les interactions sur le site. Voici les 4 modèles d’affaires que l’auteur distingue :
1. Le modèle classique de l’affichage, ce modèle est une transposition du modèle classique de la publicité traditionnelle. Il s’appuie sur des régies publicitaires qui répartissent des bandeaux publicitaires sur des sites. (…)
2. Le modèle du matching, intermédiation automatisée, inventé par les moteurs de recherche (Google), le matching organise la rencontre automatisée des annonceurs et des espaces publicitaires sur la base de mots-clés (AdWords) et de l’analyse sémantique des pages (AdSense) (…)
3.    Le modèle de “l’intermédiation chaude”, il concerne les petites audiences, oubliées ou insatisfaites par des revenus trop faibles. Des régies publicitaires d’un nouveau genre prennent en charge les contenus autoproduits de qualité et les valorisent en concluant des partenariats personnalisés entre des marques et des blogeurs, multipliant par 5 ou 10 leurs revenus.

4. Le Social Media Marketing repose sur l’insertion des marques dans un écosystème “naturel”, comme les réseaux sociaux (Myspace, Facebook) ou les mondes virtuels (Second Life). Il est davantage adapté à la communication de marque. Son utilisation est délicate car la marque doit s’implanter dans un écosystème construit par les utilisateurs, le défi est de ne pas le corrompre. Il faut donc accepter une perte du contrôle de son message. (…) Je vous invite à lire la suite de l’article.

Le mobile est un modèle d’affaires à prendre très au sérieux. En effet, Emmanuelle Legault, directrice communications chez Tourisme Montréal a précisé qu’aujourd’hui, on assistait de plus en plus à un transfert du modèle d’affaires sur le mobile. Les marques essayent de se démarquer en développant des applications utiles. Mais le défi pour une marque est de distinguer l’utilité et la publicité.

Les impacts du mobile sur les stratégies web

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Force est de constater qu’un modèle d’affaires rentable sur le web passe par le mobile, c’est ce que nous a expliqué Dominic Gagnon,président de l’agence Pirhana. Ce sont 5.2 millions de canadiens qui ont accès à Internet sur leur mobile, soit 470 000 de québécois, ce qui représente une croissance de 500% au Québec. Mais on est encore très en retard par rapport au Japon et à l’Europeavec l’Italie dont le taux de pénétration est de 112%. Autre constat, la plupart des téléphones intelligents du Québec ne sont pas vendus avec décodeurs, ce qui est frein aux codes barres 2D ou QR qui commencent à envahir le marché.
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L’idée de cette nouvelle technologie est de rendre tout support fixe interactif. Le tag contenu dans le QR renvoie à une multitude d’informations en tout genre (photo, vidéo, numéro de téléphone, site web, bon de réduction etc). Il s’agit d’un “raccourci” vers une information donnée. L’utilisateur peut ainsi accéder à de l’information sur un produit en pointant son téléphone sur le code barre.
Le SMS permet un taux de retour de 5 à 15% selon la pertinence d’un bon message. 59% des utilisateurs pensent que le SMS augmente leurs intentions d’achat.

Voici deux campagnes très innovantes qui ont créé le buzz sur la blogosphère :
- Yamaha qui fait crier les internautes pour promouvoir sa nouvelle moto
- Orange qui assure la promotion de sa chaîne sportive avec le grand sportif Chabal

Il est incontestable que l’avenir des modèles d’affaires sur le web réside dans la téléphonie mobile. Les possibilités marketing seront plus grandes lorsque que les mobiles seront vendus avec des décodeurs intégrés. Le référencement sur mobile est en train de se développer.

Un modèle d’affaires rentable passe par un bon référencement
Le référencement est une discipline à ne pas négliger encore faut-il bien faire la différence entre le SEO et le SEM. C’est ce qu’a expliqué Guillaume Bouchard dans sa présentation. Aujourd’hui, il est nécessaire d’imposer une nouvelle vision du SEO. Le SEO (référencement naturel) représente seulement 14% du budget alors qu’il génère 7.3 fois plus de trafic que le SEM (pay per clic) et une audience plus durable.

Je vous invite à retrouver la présentation de Guillaume sur notre site.

Sur Twitter : NassimBojji: RT @adviso: Au final, le défi selon Guillaume Bouchard : pousser les clients à investir 50% en SEO, et 50% en PPC. #rdvweb2
Tym_Machine: RT @Infopresse: #rdvweb2 GBouchard I) sur les possibilités pour Mtl de s’imposer en web à l’international: grande expertise + bilinguisme
Fredfortin: RT @Infopresse: #rdvweb2 Guillaume Bouchard (NVI) les grandes entreprises Qc dépensent seulement 14% de leur budget pour le SEO, vs le ppc



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Tags :

conference, Inforpresse, media sociaux, mobile, optimisation, sem, seo





2 Commentaires

  • yoppla a dit le 26 avril 2010 à 15:40 :

    Une véritable mine d’information cette article, merce pour tout ces chiffres et ton analyse, ca fait réfléchir !

  • Alexandra Bonan a dit le 27 avril 2010 à 09:57 :

    Merci Yoppla, si tu as besoin d’autres informations dans le même genre, n’hésite pas à me demander. Au plaisir, Alexandra.

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