TweetDernière semaine avant SES Toronto 2009 ! Voici l’interview d’un des conférencier, Ken Jurina, Président et fondateur de Top Draw et Epiar, qui a cumulé plus de 10 années d’expérience dans la publicité traditionnelle et le marketing sur Internet.
1. Quelles étapes conseillerez-vous à un propriétaire de site qui apparaîtrait sur les résultats de recherche de Google.ca et Google.com international mais qui ne serait pas présent sur celles de Google.com USA, et qui souhaiterait se lancer sur le marché américain ?
Tout d’abord, j’ai besoin de savoir quel code de pays il utilise : ccTLD (country code top level domain) ou gGtld (global top level domain). Si c’est le cas, je recommanderais de changer pour un .com. Ensuite je demanderais où le site est hébergé : CA ou US. Encore, si c’est le cas et si l’entreprise axe sa politique marketing sur le marché américain, je lui conseillerais de transférer son hébergement aux États-Unis.
2. Côté pourcentage, en général, comment répartissez-vous le travail pour un nouveau client entre les problèmes d’architecture on-site et la redistribution du PageRank, la stratégie d’acquisition de liens et enfin entre les tactiques plus traditionnelles / contenu viral
Les clients typiques chez Epiar évoluent autour de 3 axes de travail :
- La recherche de mots-clés et l’analyse
- L’optimisation on-site
- La stratégie d’acquisition de liens
Donc j’estimerais à 50-50 la répartition entre l’architecture on-site et l’acquisition de liens internes et externes. Nous offrons aussi de l’assistance afin d’optimiser les communiqués de presse et autre contenu viral mais à ce jour, cela représente une faible part du travail de nos clients.
3. Avec une économie en changement, il semblerait qu’il y ait des une nouvelle répartition du budget dans le marketing en général. Comment voyez-vous ces déplacements être distribués ? Y a-t-il plus d’argent investi en ligne ? Quelle est le partage des investissements entre une forte traçabilité du ROI comme le PPC/bannières, ou un peu plus opaque comme le SEO, et l’impossibilité de mesurer les effets d’une publicité traditionnelle ?
Cela est difficile à discerner. Chaque jour les médias croulent sous les rapports contradictoires que plus ou moins d’argent est dépensé en ligne. Certaines entreprises SEO voient leurs dépenses augmenter pendant que d’autres subissent l’effet inverse. De même pour notre compagnie, nous constatons des deux côtés que certains clients hésitaient à aller de l’avant tandis que d’autres ont été plus confiants, ils savent que c’est le bon moment pour investir.
4. Quelle est la technique la plus sur-estimée que vous avez vu se développer dans la sphère SEO ?
Nous recevons tous les jours des mails (la plupart provenant de l’étranger) sur les surprenants avantages de l’indexation sémantique (LSL) et à quel point c’est le nouvel outil avant-gardiste pour faire du SEO. Je ne pense pas qu’on puisse exclure le fait que les moteurs de recherche soient sur le point d’évoluer vers l’amélioration d’association de mots-clés mais est-ce aussi important qu’on le dit ? Probablement pas. La croyance invétérée est que le bon contenu sera toujours aussi important et finalement ce qui aura le plus de valeur pour le propriétaire d’un site.
Les autres éléments SEO surévalués sont les plans de site XML (je viens d’y adhérer et me voila numéro 1 !), et la bonne vieille croyance sur le Page Rank
5. Et la technique la plus sous-estimée ?
La continuité- à deux niveaux. Le premier relatif à la progression linéaire des recherches pour établir un positionnement et la promesse d’un trafic qualifié puis ne pas s’intéresser au visiteur une fois qu’il arrive sur le site. Le SEO ne s’arrête pas aux portes du site. Le positionnement et l’augmentation du trafic sont réduits à néant à cause d’une mauvaise expérience d’utilisateur. S’assurer que le visiteur ait une bonne expérience sur votre site est aussi important. Mais trop souvent, cela n’est pas pris en compte dans la recherche de meilleurs positionnements.
Le second se rapporte à un sentiment d’incompréhension que le SEO est un produit et non un process. Bien trop souvent, les clients adoptent la mentalité « je prends, je jette », une fois que le site est optimisé, le travail est fait.
Malheureusement, ce n’est pas (toujours) le cas, le succès vient de la reconnaissance du SEO comme un process continu et le travail ne s’arrête jamais.
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