Interview du sociologue André Mondoux sur les risques des médias sociaux

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Posté par Alexandra Bonan à 11:37

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André Mondoux, à la fois chercheur, chroniqueur et professeur à l’UQAM, fait une analyse sociologique des médias sociaux. L’engouement suscité par des sites d’utilité sociale comme Facebook qui touche plus de 40% de la population au Canada, met en avant la notion d’hyperindividualisme.


Dans sa présentation, André Mondoux tente de démontrer la prédominance du «Je» et donc de l’«Ego» sur la plateforme sociale Facebook. La notion d’amitié perd de plus en plus de sa valeur, cela devient une nouvelle forme de travail car on produit de l’amitié en comptant ses amis sur Facebook. L’homme perd donc sa place dans le monde. André évoque aussi la notion de vie privée et vie publique. Dans la nouvelle charte de Facebook, il est clairement stipulé que nos données personnelles sont accessibles au gouvernement, de quoi susciter la méfiance et la prudence.

Les médias sociaux changent les valeurs de notre société, on se définit aujourd’hui à travers le produit que l’on consomme.



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facebook, marque, médias sociaux, personnal branding



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10 Commentaires

  • Alexandra Bonan a dit le 12 avril 2010 à 11:38 :

    Je trouve le point de vue d’André très intéressant. Quand on y réfléchit c’est vrai que des simples notions telles que l’amitié par exemple prennent une tout autre forme sur les médias sociaux. Parmis les amis Facebook que vous avez, avec lesquels êtes-vous réellement amis ? Le site Yuwie (http://ww3.yuwie.com/Default.asp?) en a fait un business, vous êtes payé en fonction du nombre d’amis et de documents partagés sur votre compte que vous générez.

  • http://www.go-referencement.org/ a dit le 12 avril 2010 à 17:55 :

    Par quoi dois-je commencer ?
    Dois-je commencer par dire que les fameux médias sociaux ne sont qu’un cercle vicieux dont tout le monde tourne autour! Dois-je prononcer que les supports sociaux ne sont que l’aboutissement d’une méconnaissance du Marketing ?
    100, 200 , 300 etc.. folowers, fans, usagers, suiveurs et autres bouffons? Je tente de croire que les [Cercles]sociaux sont construcifs mais la réalité c’est qu’aujourd’hui on parle de contre-production, de déception et d’innombrables aléas. Mais qu’est ce que cette farce inouie pour les MS. Pourquoi blâmer et reprocher les ménages de visiter une coquille sociale alors qu’il y a une constellation de boîte de marketing qui adhérent malheureusement… Bref,J’estime que les inconvénients qui surviennent des MS sont beaucoup plus que les avantages s’il y en a bien entendu. Quant à l’amitié je dois dire c’est dans le malheur que l’on reconnaît son véritable ami et non pas en étant un placoteux on va avoir un ou des amis…

    À Un bon entendeur

  • Alexandra Bonan a dit le 13 avril 2010 à 09:13 :

    Certes il y a des risques et des dérapages sur les médias sociaux mais il ne faut pas omettre que c’est un outil de communication très efficace quand on sait l’utiliser.

  • Alexandra Bonan a dit le 13 avril 2010 à 09:53 :

    Cet article tiré du Point.fr montre que Facebook a beaucoup de mal à s’implanter en Allemagne qui est « très attachée au respect de la vie privée et des données personnelles, au point que la fédération des associations de consommateurs (VZBV) a appelé le 7 avril à boycotter Facebook ».
    http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2010-04-12/facebook-les-allemands-disent-nein/1387/0/443475

  • http://www.go-referencement.org/ a dit le 13 avril 2010 à 11:05 :

    Je vais vous dire en quelque mots simple et aussi courtois que possible qu’il est préférable à mon sens de repenser à cette idée Miss Bonan selon laquelle on évolue dans la vie qu’avec des affirmations dogmatique ” il ne faut pas omettre que c’est un outil de communication très efficace quand on sait l’utiliser” et jamais d’interrogations….

    Bon courage

  • Alexandra Bonan a dit le 13 avril 2010 à 11:10 :

    Bah s’il n’y avait pas d’interrogations, je n’aurais jamais interviewé André Mondoux qui donne un avis contraire. Je suis consciente des limites de l’utilisation des médias sociaux mais je sais aussi reconnaître le potentiel de ce medium. Ne voyons pas que les choses négatives.

  • vitamine10 a dit le 17 avril 2010 à 15:18 :

    Je suis entièrement d’accord avec vous, Alexandra. Il y aura un certaine adaptation, une certaine éducation à faire, mais les médias sociaux sont là pour rester. Ils se perfectionneront, d’autres fonctionalités s’y grefferont, dont celles de créer des liens avec d’autres éléments ET d’ajouter à cet ensemble sémantique son propre contenu “neuf”.

    Je me permet de me citer (oui, une self-promo!) :

    “L’avenir du Web, c’est dans la création du sens, qui nait de la fusion de la science et de l’Art. / On arrive à créer du sens en mettant ses connaissances et son imagination en connection avec celles des “autres”, i.e. ceux avec qui on a les meilleures affinités, puis en reliant et en créant des liens sémantiques tous azimuts.” Le concepteur informédiaire, permalien: http://vitamine10.wordpress.com/2010/04/17/bouledecristal_crim2010

    Ceci étant dit, je ne partage pas tout à fait l’opinion de M. Mondoux, mais j’aime son image de “cadrillage”. Ça me rappelle l’image de la matrice, dans le film qui porte le même nom. Une image qui m’accroche, voilà ce que je retiens.

    En fait, pour en revenir à la prudence, comme le dit si bien M. Mondoux, ce sera aux internautes eux-mêmes d’être prudents et responsables. Le problème que je vois pointer à l’horizon (et il est déjà là, malheureusement), c’est quand ce n’est pas MOI qui parle de moi-même, mais lorsque ce sont LES AUTRES qui parlent de moi… sans mon autorisation.

    En effet, plein de mes amis, voisins, membre de ma famille, connaissent plein de choses sur moi “par défaut” — sans que je n’ait à dire mot! — et peuvent, sans penser faire de tort, transmettre des informations personnelles à propos de moi. Qui devrons-nous alors “surveiller”? Les membre de notre propre famille? J’ai peur de vivre dans ce genre de société, personnellement!

    Je pense aussi qu’on a tendance parfois à généraliser et dresser un portrait stéréotypé de l’utilisateur du Web 2.0. En ce qui me concerne, je fais partie des utilisateurs (ou fans finis?!) de FB, L#in, Tw, etc. et je blogue régulièrement (bof, pas assez régulièrement pour la “norme”, mais bon) et qui souhaite néanmoins que certains aspects de ma vie demeurent privés (!!!). (J’imagine que c’est aussi votre cas, Alexandra?)

    Néanmoins, malgré toute ma bonne volonté, comment pourrai-je empêcher les miens de parler de moi à tors et à travers? Voilà ce qui m’inquiète plus.

    Félix (Twitter:vitamine10; #crim2010)

  • Alexandra Bonan a dit le 19 avril 2010 à 10:22 :

    Merci Félix pour ton commentaire. Je ne pense pas qu’il faille commencer à se méfier des uns et des autres et de ce qu’ils disent sur nous. Il suffit de contrôler son «personnal branding» et de faire attention aux photos et aux images de nous qui circulent sur la toile.

    Je suis d’accord avec ta citation : « L’avenir du web, c’est dans la création de sens», oui, nous sommes en pleine phase d’innovation, ce qui fut d’ailleurs le thème de l’événement la Boule de cristal. Le web va bientôt parvenir à créer des émotions, petit clin d’oeil à la campagne de recrutement d’Ubisoft: Créateurs d’émotions. Les médias sociaux permettent de se mettre en contact et d’échanger avec un plus grand nombre de personnes mais il s’agit là d’un monde virtuel, cela ne remplacera en rien les contacts humains.

    Au plaisir de te croiser lors d’événements de l’industrie, Alexandra.

  • vitamine10 a dit le 19 avril 2010 à 22:57 :

    Je suis flatté, surtout que j’ai modifié mon texte sur mon carnet récemment.

    Désormais je ne parle plus de “création du sens” mais plutôt de “construction du sens” — pour insister sur la nouvelle façon dont on s’échange, construit et partage le savoir et l’imagination.

    Aussi, je ne sais plus s’il s’agit d’une “fusion” de l’Art et de la science, mais le processus est “remixé” par les liens dynamiques qui s’établissent en direct avec les autres cerveaux du monde.

    Tout est à faire, en fait. À refaire, dans certains cas. Le Web a modifié notre relation avec notre monde et nos rapports avec les autres. Une adaptation de nos façon de faire est innévitable.

    Sans doute qu’avec le temps, les erreurs “de jeunesse” des premiers utilisateurs du Web 2.0 vont s’estomper. On devra réinventer la vigilence, la prudence, et la “gestion” de sa vie privée.

    Je me demande toutefois si le “personal branding” auquel tu fais allusion sera le propre de tout internaute. J’ai le sentiment que le Web ne sera pas “piqué” pour tous de la même façon. Il y aura des gens très “habiles” dans la gestion de leur image, si c’est à cela que tu réfères.

    Mon impression est que ce n’est pas donné à tout le monde de gérer son image, un peu de la même façon que les gens d’aujoud’hui ne se sentent pas tous capables d’écrire une dissertation ou un discours qui soulève les foules. Je pense que pour compenser, il sera sans doute nécessaire d’introduire dans l’éducation des enfants de demain, dès qu’ils auront l’âge de pouvoir se créer des comptes d’usagers de services divers, un programme qui leur apprenne à gérer son/ses identité(s) sur le Web et à comprendre les enjeux reliés à la vie privée.

    Pour revenir à l’événement Boule de cristal, j’ai trouvé particulièrement intéressant que des conférenciers tels M. Mondoux viennent apporter un point de vue singulier sur le phénomène des médias sociaux.

    Par ailleurs, il était intéressant de constater les différences de positionnement que les conférenciers avaient par rapport à ce sujet. Sur un spectre d’attitudes, allant d’une extrème “témérité” poussant à l’action rapide tel Jim Carrol, à une autre qui incarne le septiscisme et frôlant le pessimisme ou le négativisme d’André Mondoux, on pourrait y placer les “prudents” (e.g. Sylvain Lafrance), les “optimistes humanistes” (Andy Piper, Austin Hill), les “conseillers avisés” (Sébastien Provencher), les “visionnaires/avant-gardistes” (Patrick Chanezon, Henri Kaufman) et enfin les “profiteurs de la vague” (Stéphane Marceau, Clara Shih).

    Peut-être que le découpage et l’attribution des conférenciers que j’ai faits ci-haut sont discutables (je n’ai pas assisté à toutes les conférences de manière attentive), mais il illustre la diversité de points de vue qui ont été présentés, à la fois par rapport aux aspects technogiques, d’affaire et de société. Dommage que cerains participants n’aient pas compris que tous ces points de vue étaient nécessaires pour avoir une vue d’ensemble sur le phénomène.

    En passant, j’ai créé un “groupe” LinkedIn pour les personnes qui ont assisté à la conférence (ou qui s’y intéressent). Ce groupe est une plateforme idéale pour réagir, mettre en commun nos visions et nos impressions par rapport à ce qui s’est dit lors du congrès et peut-être, justement, de commencer à “construire du sens”.

    Je trouve que l’initiative de GoRéférencement d’interviewer les conférenciers de la Boule de cristal mérite d’être saluée et connue des participants. Voilà pourquoi je vous invite à vous inscrire, si ce n’est déjà fait, à ce *média social* spécialement conçu pour les affaires, et de vous abonner à ce groupe. Ce serait un endroit idéal pour faire connaître vos capsules, et d’un intérêt certain pour les membres du groupe. Ce serait une belle complémentarité avec la création du groupe.

    Rendez-vous ici, dès maintenant :
    http://www.linkedin.com/groups?home=&gid=2938779

  • Alexandra Bonan a dit le 20 avril 2010 à 09:12 :

    Oui Félix tu as raison, ce n’est donné à tout le monde de bien savoir gérer son «personnal branding». Il y a toute une éduction à faire. D’ailleurs en cours de journalisme à l’université de Columbia à New York, des cours sur les médias sociaux sont enseignés aux futurs journalistes pour qu’ils apprennent à se constituer une réputation en ligne. Souvent dans ces cours, les étudiants, en savent plus que les professeurs.

    Merci pour le LinkedIn, je viens de m’y inscrire, d’ailleurs nous aimerions bien participer en tant que conférenciers au prochain événement Boule de cristal. On se tiendra au courant d’ici là.

    Bonne journée et à bientôt.

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